Ça devient une habitude: alors que l’année touche presque à son terme, Lunatic Soul nous balance un nouvel album. Et comme c’est Lunatic Soul, ce The World under Unsun a des chances non nulles d’entrer dans le top de l’année. Enfin, en théorie…
Lancé en 2008, Lunatic Soul est le projet solo de Mariusz Duda, bassiste et chanteur de Riverside, qui, ici, joue de tous les instruments. Et si on retrouve quelques éléments prog dans ce projet, ses influences avouées sont à chercher du côté de Mike Oldfield, Peter Gabriel ou Dead Can Dance, pour un album qui mélange des passages ambiants, rock et électro.
(Je cite quasiment mot pour mot la bio du site officiel, mais c’est surtout parce qu’effectivement, ça colle très bien au style de la musique.)
Huitième album du projet et fin d’un cycle, The World under Unsun est également le plus long: une heure et demie, quatorze pistes. La plupart sont entre quatre et six minutes, mais il y en a également trois autour de dix à douze minutes.
Bon, parlons tout de suite de l’éléphant dans la pièce: nonante minutes. C’est beaucoup. Et même si c’est censé être deux parties de quarante-cinq minutes, on a l’impression que ça tire quand même pas mal à la ligne. Sur le papier, en tout cas.
Dans les faits, mon jugement sera plus nuancé. D’abord, parce que j’aime bien ce que fait Mariusz Duda en général et Lunatic Soul n’est pas une exception. Ensuite parce que le style musical se prête assez bien à cette forme longue et contemplative.
The World under Unsun reprend en grande partie la formule habituelle, avec une alternance de pistes instrumentales aux ambiances cybertribales, dominées par la basse, et de titres chantés plus classiques, qui rappelleront plus le travail de l’artiste avec Riverside.
En fait, plus j’écoute cet album, plus je l’apprécie. Je soupçonne que le problème n’est pas tant qu’il est long, mais surtout qu’il est très dense. Alors que, paradoxalement, il est souvent minimaliste. C’est typiquement le genre d’œuvre qui demande pas mal de travail pour arriver à le décortiquer de façon convaincante.
Est-ce que The World under Unsun est donc un album qui a sa place dans la liste finale des albums de l’année 2025? Peut-être, peut-être pas. Oui, j’ai de l’hérédité normande. Mais blague à part, je pense quand même que ce nouvel opus de Lunatic Soul est un cran en-dessous de ses prédécesseurs, probablement parce qu’il n’est pas aussi accessible. Cela reste cependant un album de qualité et je vous invite à le découvrir sur Bandcamp.
Bonus: la vidéo de « The Prophecy »


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