Paris, 1910. Au début de ce nouveau tome du Paris des Merveilles, première partie de l’adaptation de L’Elixir d’Oubli, on retrouve le mage Louis Griffont et l’enchanteresse Isabel de Saint-Gil. Et on remonte près de deux siècles en arrière pour l’origine de cette nouvelle affaire.

Période de régence, l’époque est aussi celle de la fondation des premiers cercles de mages, alors que la guerre entre fées et dragons bat son plein à l’insu des hommes, mais menace de déborder sur le monde des mortels.

Assassinats de dragons exilés, vol de produits venus de l’Outremonde et autres malversations magiques se croisent, de même que les deux protagonistes – adversaires, puis alliés, voire plus si affinités. Mais de retour à leur époque, l’affaire ressurgit de façon surprenante et Griffont se retrouve embarqué, un peu par hasard, dans une nouvelle aventure périlleuse.

Le début de cette nouvelle série est marqué par la disparition soudaine d’Étienne Willem, dessinateur de la série et complice de Pierre Pevel, auteur des romans originaux. Et c’est l’illustratrice belge Capia qui reprend les pinceaux, dans un style très proche de celui du regretté Willem. La première édition de la BD contient d’ailleurs un cahier spécial, hommage à un grand projet inachevé du dessinateur.

Bon, vous le savez déjà, je suis un inconditionnel du Paris des Merveilles, déjà depuis la première édition des romans, ou peu s’en faut. Ce monde Belle Époque où cohabitent humains, peuples féériques, technologie et magie me fait pas mal penser au steampunk fantastique d’un Château Falkenstein. Et si le style semi-réaliste du dessin, très « franco-belge » (rappelant un peu Crisse) demande un certain temps d’accoutumance, il s’accorde bien avec le ton pas complètement sérieux de l’histoire et il est très maîtrisé.

J’ai eu un petit peu plus de mal avec l’histoire, notamment à cause de la taille conséquente de la partie qui se déroule en 1720 – et je crois me souvenir que j’avais eu un peu le même problème sur le roman. Mais c’est mineur. Par contre, un avertissement: ce premier tome se termine sur un cliffhanger; âmes sensibles, s’abstenir.

En bref, j’attends la suite; comme d’habitude, l’adaptation du roman se fera sur deux tomes.

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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