Le kamoulox du mois, c’est Onward, le nouvel album de Lammoth. Pochette aux tons pastels, une illustration de poney et, musicalement, un mélange entre atmoblack, chiptune, dungeonsynth et références à Tolkien. Et si je vous en parle, c’est que c’est plutôt cool.

Lammoth, c’est Robert Sanford, un musicien américain originaire de Caroline du Nord et, comme son pseudo l’indique, grougrou fan de Tolkien. Et donc, il propose ici un black-metal qui joue beaucoup avec des sonorités électro, notamment inspirées par les jeux vidéos.

Si le projet a déjà publié un EP et un split, Onward est son premier album plein et entier. Il compte huit pistes plutôt courtes, entre quatre et six minutes (plus une « virgule » de moins d’une minute), pour une durée de trente huit minutes.

Le poney qui figure sur la pochette est le héros de ce concept album. Vous ne le savez peut-être pas, mais il s’appelle Bill et c’est un des personnages du Seigneur des Anneaux. C’est la monture de Sam Gamgee.

OK, ça c’est pour l’histoire, mais quid de la musique. Eh bien imaginez que vous êtes en train de jouer à Zelda et que, dans le même temps, votre colloc’ écoute Mayhem à coin sur les enceintes. Et, en fait, vous ne lui gueulez pas dessus, parce que ça va plutôt bien ensemble.

L’expérience Onward, c’est un peu ça: un mélange presque improbable de musique de jeu vidéo de fantasy, très guillerette, et de black-metal atmosphérique. Je dis « presque », parce qu’il y a un côté dungeonsynth à cet album, genre qui déjà il y a trente ans explorait le mélange des deux genres.

Mais peut-être pas à ce point. La juxtaposition des deux genres donne naissance à quelque chose d’unique. Et, je ne sais pas si c’est voulu, mais la juxtaposition du nom du groupe, lieu de la bataille entre Sauron et Ungolianth, et du héros de cet album, Bill le poney, fonctionne également comme une métaphore de la musique.

Découvert grâce à une chronique de Rhyme Signatures, grand spécialiste à la fois du prog et du black-metal chelou, Onward est un album assez étrange, mais plutôt fascinant dans son étrangeté. Lammoth mérite au moins une écoute, voire plus si on est amateur des mélanges qui font mal à la tête.

Il est disponible sur Bandcamp.

Bonus: l’intégralité de l’album

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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