Sud de la France, années soixante. Un employé falot au nom improbable de Foiemangé se rend dans la petite ville de Chagrin-sur-Mer pour lancer un projet immobilier, La Nouvelle Arcadie. Mais il lui faudra convaincre une famille un peu bizarre.
Je ne sais pas si c’est moi qui suis particulièrement perspicace ou si l’intrigue est peu subtile à ce point, mais le fait que cette famille – les Nomdedieu – soient les dieux grecs, je l’ai vu venir au bout de quatre pages grand max. C’est d’ailleurs marrant de voir à quel point les réinterprétations diverses des Olympiens sont à la mode, entre Punderworld, Lore Olympus ou Hades I et II.
Par contre, il m’a fallu un moment pour remettre le protagoniste (petit indice: son prénom est Prométhée) et son employeur (Titan Industries, mais là j’imaginais plutôt grand-papa; l’influence Hades II sans doute). Pas si perspicace, en fait.



Cette histoire grand format (plus de 150 pages, dont un carnet présentant les personnages) est signée par Juanjo Rodriguez J., dessinateur et scénariste d’origine espagnole, avec un trait assez particulier, mais qui colle plutôt bien avec l’ambiance.
La Nouvelle Arcadie est une bédé amusante; pas transcendante, mais plaisante. La transposition des dieux grecs dans le Midi des Trente Glorieuses est truculente, avec un côté pagnolesque et aussi une petite touche de critique sociale sur le bétonnage des côtes.
Je dirais que son principal défaut est qu’une fois qu’on a compris qui sont les Nomdedieu, le reste de l’histoire manque un peu de sel. Mais je la recommande quand même.


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