Le moins que l’on puisse dire, c’est que Green Carnation a eu une histoire compliquée. Et ce n’est pas leur nouvel album, A Dark Poem, Pt. 1, qui va me contredire.
Green Carnation est une formation née il y a 35 ans en Norvège. Elle a commencé comme un groupe de death-metal, avant d’orienter vers le metal progressif et mélancolique, de connaître un long hiatus de quatorze ans avant de revenir en 2020, puis avec cet album, plus prog-metal que jamais. Et encore, je ne vous parle pas des spin-offs, comme In the Woods…
A Dark Poem Pt. 1, sous-titré The Shores of Melancholia, est le septième album du groupe. Il est censé être le premier d’une trilogie d’albums. Avec six pistes plutôt longue, entre six et neuf minutes, il dure quarante trois minutes.
Je dois avouer avoir été surpris à l’écoute de cet album. Bon, ça faisait un moment que je n’ai plus réécouté Green Carnation, mais sur les deux premières pistes, j’ai eu l’impression fugace d’entendre quelque chose d’autre. Cela dit, je soupçonne que, sur ce coup, c’est surtout moi qui m’auto-moubourre.
Sur le précédent album, Leaves of Yesteryear, j’avais trouvé une assez forte similarité avec Arena: le même mélange entre néo-prog musclé et metal progressif mélancolique. C’est aussi le cas sur celui-ci, mais peut-être à une moindre échelle.
Le metal progressif de Green Carnation est ici plus volontiers mordant, intense. Il y a même un (bref) passage en voix saturée, c’est dire. Il est aussi plus sombre; la mélancolie est plus proche d’un pessimisme quant à l’avenir – ce qui semble être le thème de l’album, d’ailleurs.
Tout ceci fait de A Dark Poem, Pt. 1 un candidat sérieux pour le top de 2025 – encore un! Green Carnation a pris son temps pour sortir ce nouvel opus, mais la qualité est au rendez-vous et je le recommande aux amateurs de metal progressif. Vous pouvez le trouver sur Bandcamp.
Bonus: la vidéo de « In Your Paradise »


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