Bon, je craque. Si Mirages, le nouvel album de flyingdeadman, n’est pas encore sorti au moment où je publie cette chronique, je l’ai reçu en service presse et ça fait maintenant presque deux mois que je l’écoute et il me tarde de le chroniquer, parce que je l’ai trouvé vraiment bien.
Flyingdeadman est une formation française, fondée il y a un peu plus de quinze ans et qui aujourd’hui se présente sous la forme d’un trio (parfois renforcé d’un quatrième musicien en concert). Elle joue un post-rock cinématique principalement instrumental.
Mirages est le septième opus du groupe, qui le présente comme leur premier « vrai » album, les autres étant des EP. Ce qui me fait un peu tiquer parce que plusieurs de ces « EP » sont en fait plus longs que celui-ci, qui dure trente-neuf minutes. Il compte six pistes: deux de plus de huit minutes, deux autres de plus de six minutes et les deux dernières autour de quatre minutes.
L’année passée nous avait donné, avec Bruit ≤ et Maudits, deux albums de post-rock français qui retournaient la table. Ce n’est pas trop le genre de flyingdeadman, mais ça n’ôte rien à la qualité de celui-ci.
Et si sa superbe pochette se démarque quelque peu de celles des précédentes sorties du groupe, la musique reste dans un registre post-rock ambiant beaucoup plus classique, dans la continuité. D’après Aurélien, le guitariste et compositeur principale de flyingdeadman, l’album a été écrit en 24 heures, après avoir vu Vu (c’est une émission genre « zapping » de France Télévisions).
Si Mirages est principalement instrumental, il est ponctué de textes parlés (sur « Rives » et « Hate & Die ») avec un fort impact émotionnel. Ces textes soulignent le thème de l’album, notre monde qui va mal (hachetague #FeuDePoubelleRadioactif). Bon, pour être très franc, je ne suis pas très fan du côté déclamatif un peu forcé du poème de « Rives », mais le texte est beau.
Et la beauté est un autre thème qui sous-tend la musique de flyingdeadman. Les compositions suggèrent des paysages splendides, des horizons vastes et une certaine fragilité. Fragilité qui se retrouve même sur « Hate & Die », sans doute le titre le plus puissant de l’album. Et ce n’est peut-être pas un hasard si la dernière piste s’appelle « Before Chaos ».
Je me répète, mais si flyingdeadman ne réinvente pas le post-rock cinématique, sur Mirages, il en propose une déclinaison très réussie, très maîtrisée. Il est parti pour être un des meilleurs albums de 2026 dans sa catégorie et je vous le recommande.
Mirages est disponible en précommande sur Bandcamp et sort officiellement le 18 mars. Bonus: comme les autres albums du groupe, il est sous licence Creative Commons (CC-BY-NC-SA).
Bonus: la vidéo de « Before Chaos »


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