Fellowship: The Saberlight Chronicles

The Saberlight Chronicles, titre du nouvel album de Fellowship, évoque la série de romans de fantasy un peu cheap, du sword & sorcery de série B. Impression appuyée par l’illustration de pochette. Eh bien en fait, c’est un peu la même chose, mais en metal.

Ah, et c’est aussi un roman de fantasy.

Fellowship, c’est une formation venue de Grande-Bretagne qui se décrit comme power-metal mélodique. Ce qui est vrai, mais incomplet: il y a aussi des gros aspects symphoniques et un côté speed old-skool qui rappelle Helloween et des soli de guitare par paquets de vingt.

Premier album du groupe, après un EP paru en 2020, The Saberlight Chronicles balance pas moins de douze titres en une heure. La plupart des compositions durent entre quatre et six minutes, avec un quasi-epic final de neuf minutes.

Découvert via une chronique dithyrambique d’Angry Metal Guy – je crois que c’est le premier 5/5 que je vois passer cette année – Fellowship est un album qui a clairement un côté enthousiasmant. C’est du power-metal très mélodique, très superlatif et très cliché, mais réalisé avec un allant qui force le respect.

Le metal de Fellowship est le plus souvent survitaminé, tout en restant lisible. Les compositions sont blindées d’énergie et emmenées par des musiciens qui oscillent entre « très compétent » et carrément bluffant ». The Saberlight Chronicles enquille les hits comme à la parade.

Je dirais cependant qu’il a deux défauts. Le premier est de proposer un metal très très classique. Très bien exécuté, certes, mais pas très original. Le second est qu’il aurait sans doute mérité d’être plus court, d’au moins deux ou trois pistes; pas parce qu’il y a du déchet, mais il y a quelques redites – et aussi parce qu’un tel niveau d’énergie, ça use à la longue.

Je pourrais aussi pinailler sur la question des sonorités: le metal de Fellowship sonne quand même très pop par moments. Son chanteur, Matthew Corry, a aussi une voix particulière – très maîtrisée, mais avec un timbre pas très courant. Cela dit, c’est des questions très subjectives. Plus que d’habitude, s’entend.

Amplifié en prime par une production lumineuse, The Saberlight Chronicles n’est peut-être pas un album parfait, comme le dit le chroniqueur d’AMG, mais il est franchement sympa. Si vous aimez votre metal en costume de GN top-kitschouille, je ne peux que vous conseiller Fellowship. L’album est sur Bandcamp.

Bonus: la vidéo de « Until the Fires Die »

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4 réflexions au sujet de “Fellowship: The Saberlight Chronicles”

  1. Je l’ai rapidement écouté hier suite à tes derniers achats Bandcamp. Pour être kitsch, c’est carrément kitschissime. Je vais en rester à Xaon et Grima.

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    • J’entends plutôt du Helloween, mais comme je considère Sonata Arctica comme l’héritier spirituel de Helloween (surtout sur les deux-trois premiers albums), ça se tient.

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