On n’est même pas à la fin du mois de janvier et voici déjà le premier album de 2026. Et s’il est peu probable que Elevation, d’Enshine, se retrouve à la fin de l’année dans le top, c’est une galette de très bonne qualité.
Enshine, c’est une formation qui existe déjà depuis plus de douze ans, vu que leur premier album, Origins, date de 2015. Aujourd’hui officiellement sous la forme d’un duo, composé du guitariste suédois Jari Lindholm et du chanteur français Sébastien Pierre, il propose un death-metal mélodique coloré de doom et de synthwave, rappelant beaucoup une version plus SF d’Insomnium.
Elevation est donc le troisième album du projet, qui avait également sorti un EP en 2021. Il dure cinquante minutes et compte huit pistes entre quatre et sept minutes, dont un instrumental.
N’allons pas par quatre chemins: si vous aimez le mélodeath à la Insomnium et les ambiances stellaires, Enshine est pile l’album fait pour vous. Et ça tombe plutôt bien, parce que c’est assez nettement ma came. Il y a des ambiances grandioses, genre « nébuleuses qui explosent ».
On notera des sonorités rappelant la synthwave (particulièrement sur l’instrumental « Distant Glow »), mais on retrouve aussi des compositions où la rythmique et les vocaux saturés servent de contrepoint aux guitares et claviers aériens (et réciproquement).
J’aime beaucoup, donc, mais pour être très honnête, Elevation souffre de deux défauts: d’une part, la musique est ici très proche de ce qu’Enshine avait déjà fait auparavant et, plus généralement, c’est le genre de musique qui parlera à ceux qui aiment leur atmosphérique rugueux et leur death-metal très « claviérisé ». Vous admettrez que c’est mineur.
Quelque part, je soupçonne qu’Elevation d’Enshine entre dans une catégorie très particulière, dite « metal pour Alias ». Après, comme mentionné dans une chronique récente, je ne suis clairement pas le seul prog-head qui a développé une appétence pour certaines formes de metal extrême. Alors si vous aussi entrez dans cette catégorie, n’hésitez pas à lui consacrer une écoute. L’album est sur Bandcamp.
Bonus: la lyric-video de « Shimmering »


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