Bon, c’est pas tout ça, mais c’est bientôt le Ready for Prog? Festival et il va me falloir entamer les révisions. À commencer par Endless, le dernier album en date de DGM. Un album qui m’a surpris.

Surpris, parce qu’à la base, DGM est une formation italienne qui, depuis sa formation en 1994, joue dans un registre power-prog-metal. Sauf qu’ici, ils sont beaucoup, mais alors beaucoup plus prog que power-metal.

Douzième album studio du groupe, sorti en 2024, Endless est un concept-album de près d’une heure, composé de huit pistes: sept compositions entre cinq et sept minutes et un epic final d’un quart d’heure.

Si j’avais quelque peu perdu de vue DGM depuis le bien nommé Tragic Separation, sorti en 2020 (j’ai donc raté Life, paru en 2023), je m’en souvenais comme d’un groupe assez clairement installé dans le genre power-metal, avec certes des éléments prog, mais pas tant que ça.

Or, dès le début de Endless, avec la piste « Promises », le groupe lorgne méchamment du côté du nealmorseverse, avec des passages à la flute façon Ian Anderson, claviers vintage et tout le carnaval du prog à grand spectacle. Et le metal, me direz-vous? Il y en a quand même, avec des inspirations à la Dream Theater.

Première remarque: c’est cool. L’ensemble est hyper-efficace dans son genre et m’a mis un smile qui devait se voir depuis l’orbite. Deuxième remarque: ça ne dure pas.

Je ne sais pas trop si c’est voulu, mais j’ai la nette impression que, plus on avance dans l’album, plus DGM retourne à ses sonorités power-prog habituelles. Et, ça m’ennuie de le dire, mais je n’ai pas pu m’empêcher de trouver ça un peu décevant. Ça m’ennuie, parce qu’objectivement, ça reste très chouette.

Je dirais en fait que le plus gros défaut de Endless, c’est peut-être des influences qui sont souvent trop évidentes. Toute personne avec un minimum de culture prog risque de tiquer face à ce qui ressemble parfois à des emprunts purs et simples.

Ceci posé, le métier et l’énergie de DGM fait la différence. Ça y va à fond, ça tricote du manche sans vergogne. Et, au final, Endless est enthousiasmant, malgré ces quelques défauts. Autant dire que j’espère que cet album aura une bonne place dans leur setlist.

Bonus: la vidéo de « The Great Unknown »

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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