Deadpool vol. 1: Dead Presidents

Quelque part, pour quelqu’un comme moi qui ai une relation avec les histoires de superhéros que l’on pourrait qualifier de “conflictuelle” en se vautrant avec délices dans l’euphémisme, ce premier volume relié des récentes aventures de Deadpool, titré Dead Presidents, est exactement ce qu’il faut.

Tout commence quand un patriote américain, nécromant à ses heures, décide de ressusciter les présidents américains pour sauver les USA. Pas de bol pour lui: les morts-vivants ont assez peu de sympathie pour leurs ex-congénères et se liguent pour détruire le pays. Après un malencontreux incident, où Captain America décapite Harry Truman avec son bouclier, le SHIELD décide de confier l’affaire à un superhéros qui a déjà une réputation désastreuse: Deadpool.

Et donc, voici le mercenaire à grande gueule qui s’en va boiter la tête (et le reste de l’anatomie) des présidents historiques des États-Unis, de Georges Washington à Ronald Reagan (avec Jimmy Carter, qui a beaucoup de mal à faire comprendre à ses collègues que lui n’est pas encore mort).

Donc, déjà, on a les États-Unis menacés de destruction par ses anciens Grands Hommes, les superhéros “officiels” interdits d’intervenir pour des raisons principalement médiatiques et un mercenaire surarmé, increvable, cinglé et doté d’un sens de l’humour abominable qui devient le dernier rempart de la Civilisation. Vous comprenez pourquoi je ne peux qu’aimer cette histoire?

Dead Presidents va à deux cents à l’heure; on n’a pas le temps de s’ennuyer et, quand on risque de s’ennuyer, Deadpool dit ou fait une connerie, on hurle de rire et ça repart. On a parfois un peu l’impression que c’est écrit par les Chargeurs Réunis (en fait, ce sont Gerard Duggan et Brian Posehn au scénario), tant la satire est dense, mais c’est de la franche poilade. Le dessin de Tony Moore est plus qu’honnête et les couvertures alternatives de Geoff Darrow sont juste grandioses.

C’est encore plus drôle quand on connaît un peu l’histoire des États-Unis et de ses présidents, entre Teddy Roosevelt qui va chasser les grands fauves dans un zoo ou Lincoln qui flingue Deadpool d’une balle en plein dans l’arrière de la tête avant de déclarer “J’avais toujours rêvé de faire ça!” (je vous rassure: il s’en remet). Sans parler des “moments classique Gerald Ford”…

Je suppose qu’il faut supporter et le personnage et le type d’humour de la série, mais pour moi, Dead Presidents est un grand moment de comics déjanté. Si vous aimez le genre, jetez-vous là-dessus, ça vaut les courbatures du zygomatique!

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5 réflexions au sujet de “Deadpool vol. 1: Dead Presidents”

    • Il y a des gens qui prennent les histoires de superhéros un peu trop au sérieux. Mais je soupçonne que ça n’entre pas dans la définition de “honnêtement”…

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  1. Bonjour,

    dans un autre style “comics pour les gens qui aiment pas trop les super-héros classiques”, puis-je vous conseiller fortement la série The Boys ?

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    • Hello et bienvenue!

      Je connais de nom et le pitch de base me tente assez peu, je dois dire. Je suis plus tenté par le con-délire à la Nextwave, par exemple.

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      • Ils y a quelques passages drôles. C’est surtout intéressant pour le méta-plot et la critique au vitriol (notamment le jeu continuel de “quel super-héros ont-ils voulu traîner dans la boue avec ce personnage ?”). Après c’est sûr que c’est moins prompt au gag que Deadpool (que j’aime beaucoup aussi en passant)

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