On peut parler de contraste ou de paradoxe. Force est de constater que, pour un groupe qui tire son nom d’une vallée au cœur de montagnes plates, Brévine sait évoquer les sommets les plus vertigineux, comme le prouve leur premier album, Lhotse.
Brévine est une formation suisse, originaire de Lausanne. Je ne vais pas vous refaire la blague de la déception, allez voir mon live-report du Crabcore Fest pour ça. Actif depuis 2023, le trio propose un post-metal aux accents symphoniques.
Lhotse – du nom d’un pic himalayen voisin de l’Everest – est le premier album du groupe, sorti en 2025. Il ne compte que quatre pistes, mais aucune ne fait moins de sept minutes, avec deux compositions de plus de dix minutes, pour une durée totale de quarante et une minutes.
Comme l’indiquent d’ailleurs les titres, Brévine nous propose ici un concept-album sur le thème de l’ascension. Au passage, on notera que les premiers alpinistes à atteindre le sommet titulaire étaient suisses.
Pour en revenir à la musique, le post-metal du groupe est assez intéressant, avec des sonorités peu courantes: plusieurs titres ont des aspects symphoniques, il y a même des passages qui rappellent la harpe dans « Cîme ». Les compositions sont complexes – oserais-je dire « prog »? – et les vocaux, plutôt rares, jouent sur des registres clairs, saturés et parlés.
Lhotse n’est pas un album facile d’accès: il m’a fallu plusieurs écoutes pour l’apprivoiser. Il est dense, complexe et alterne passages atmosphériques et explosions d’intensité – un peu à l’image de la haute montagne, quelque part. Mais je l’ai trouvé franchement réussi.
Si vous aimez votre post-metal en mode plutôt atmosphérique, je ne peux que vous recommander de consacrer une, voire plusieurs écoutes. Avec Lhotse, Brévine arrive en force sur la scène avec un album aux sonorités originales. Il est disponible sur Bandcamp.
Bonus: la vidéo de « Cîme »


Laisser un commentaire