Je vous avais parlé récemment des premiers albums de Black Sabbath, plus de quelques autres; il est temps maintenant pour moi de conclure ce – très petit – aperçu de ce groupe mythique avec leur dernier opus, intitulé 13.
Black Sabbath, groupe britannique considéré comme le fondateur du heavy-metal et du doom (paternité discutable, mais on ne va pas en débattre ici), apparaît à la fin des années soixante et cet album a la particularité de revenir à un line-up très proche de celui des débuts, avec Tommy Iommi à la guitare, Geezer Butler à la basse et Ozzy Osbourne au chant.
Donc, 13 est le dix-neuvième et dernier album studio du groupe, sorti en 2013 (d’où le nom), dix-huit ans après son prédécesseur. Il contient huit pistes plutôt longues, entre quatre et neuf minutes, pour une durée totale de près de cinquante-trois minutes. La version que j’avais récupérée était accompagné d’un CD d’un quart d’heure, avec trois pistes bonus.
Pour tout dire, cet album est le premier que j’ai écouté de Black Sabbath. Et ça a sans doute impacté ma découverte du groupe. Je vous avais déjà dit que je suis un génie?
Comme mentionné, cet album a la particularité d’être lue dernier enregistré et, de plus, avec trois quarts des musiciens originels. Du coup, il sonne à la fois comme un album moderne, mais aussi vintage. Beaucoup de chroniqueurs y ont vu une sorte de retour aux origines.
Et donc, comme prévu, 13 enchaine les compositions metal « à l’ancienne », lente et lourde, où se détachent nettement les divers musiciens, à commencer la voix si typique d’Ozzy. Et ça fonctionne en effet plutôt bien.
Bon, je suis nettement moins fan des quelques passages plus blues (« Damaged Soul », qui en plus est la piste la plus longue de l’album), mais surtout parce que le blues est LOIN d’être mon style préféré. Je dirais aussi que le manque d’accélérations rend l’ensemble un peu répétitif à la longue; pour le coup, rester sur un format lui aussi vintage de trente-cinq à quarante minutes aurait été préférable.
Bref, j’ai trouvé 13 plutôt sympa. Pas exceptionnel, mais sympa. Et donc, après ce (très maigre) échantillon, je retiens de Black Sabbath une importance historique certaine, un son assez typique, mais guère plus. Je m’attendais peut-être à quelque chose de plus oomph de la part de ce groupe, mais je suppose qu’on me l’avait survendu. Ou que je me suis auto-moubourré, c’est selon. Black Sabbath est un groupe qui, pour moi, est plus intéressant qu’enthousiasmant. Croyez bien que je suis le premier à le regretter.
Bonus: la vidéo de « God Is Dead? »


14/08/2026 at 14:39
Tu m’as replongé dans mon passé puisque je l’avais chroniqué
https://www.cheziceman.fr/2013/blacksabbath13/