Dans les sorties attendues de cette fin d’année. il y a le nouvel album d’Insomnium, Netherworlds. Après un Anno 1696 sombre et brutal, les Finlandais partent ici dans une direction quelque peu différente.

Avec presque trente ans d’expérience, Insomnium est un des vétérans de la scène mélodeath nordique. Sur ce nouvel opus, ils viennent jouer sur un registre nettement plus mélo que death, rappelant parfois leurs compatriotes de Omnium Gatherum.

Dixième album du groupe, Netherworlds dure un peu plus de cinquante minutes et compte dix pistes. La plupart des titres durent entre quatre et six minutes, sauf l’intro, le final de sept minutes et une autre composition de huit minutes. Un format plutôt classique, donc.

Si vous aimez Insomnium pour ses aspects les plus rugueux, autant vous prévenir tout de suite: vous risquez ici la déception. Ce nouvel opus laisse la part belle aux aspects les plus mélodiques du groupe. Même mon épouse, qui en général ne supporte pas le chant saturé (et il y en a quand même beaucoup), a plutôt bien aimé.

Moi, vous me connaissez? (© San-Antonio) Je suis plus « Team Mélo », donc autant dire que Netherworlds, j’ai bien kjiffé. Après, je pense qu’il y a quand même suffisamment de passages bien énergiques pour satisfaire les plus bourrins d’entre les fans du groupe. Mais c’est clair que les claviers ont ici la part belle.

L’album comporte quelques nouveautés, comme des sonorités de claviers nettement parfois plus électro qu’à l’accoutumée, mais ça reste globalement du classique. Insomnium 101, en quelque sorte. Et c’est un peu dommage, parce que je sais que le groupe est capable d’innover et c’est un peu ça que j’attendais.

Je dois quand même mentionner que la piste la plus longue de Netherworlds, « The Hour Grows Late », accueille trois membres d’Amorphis – groupe avec lequel Insomnium a prévu une tournée en Amérique du Nord. C’est aussi un des meilleurs titres de l’album, ce qui ne gâche rien. Il est d’ailleurs accolé à une autre composition de qualité, « Arch in the Sky » – qui sont, sans surprise, les deux premiers singles.

Impression globalement positive, donc: Netherworlds est un bon album. Mais j’avoue quand même une petite pointe de déception: c’est « juste » un bon album et j’attendais plus et mieux de la part d’Insomnium. Ça reste quand même très recommandable quand on aime le death très, très mélodique.

Entre autres fourgues habituels, vous pouvez retrouver Netherworlds sur le Bandcamp de Century Media.

Bonus: la vidéo de « The Hour Grows Late »

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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