Consommer local, y’a que ça de vrai! Bon, probablement pas pour tout, mais à Genève, on a la chance d’avoir une scène metal très respectable. Et, parmi les groupes du terroir, il y a Critical Heartbeat, qui vient de sortir son nouvel album, Arise.

Critical Heartbeat existe depuis 2012, un trio établi d’abord comme un groupe de reprises. La formation a ensuite commencé à sortir ses propres compositions, dans un style heavy-metal mâtiné de thrash à la fois classique, dans les compositions, et moderne, pour ce qui est du son et de l’intensité.

Arise est leur troisième opus; il dure un peu moins d’une heure et compte dix titres. La plupart des pistes sont plutôt longues, avec la moitié approchant ou dépassant les six minutes – jusqu’à neuf minutes et demie.

On va commencer par l’éléphant dans la pièce. Vous allez rire: c’est le même que pour Sad Serenity, à savoir la pochette en IAGen. Perso, ça ne me fait pas rire, mais je vais faire quand même une exception, parce que… ok, parce que copinage, voila! Mais on en reparlera avec les principaux intéressés.

La bonne nouvelle, c’est que le reste de l’album est purement human-made. Je ne pense pas qu’une IA puisse alterner metal, nu-metal et thrash avec vocaux agressifs comme sur « Searching for Paradise », par exemple. Et c’est la force de Critical Heartbeat: beaucoup d’énergie et d’intensité, ainsi que des passages instrumentaux souvent éblouissants.

Comme sur le précédent, Arise compte une piste en portugais, « Cicatrizes do Hábito » – c’est même la plus longue de l’album – et également quelques passages dans cette langue sur la piste finale acoustique « Two Faces ».

Si, objectivement, Arise est un bon album, je ne suis pas forcément très enthousiaste. À mon goût, c’est un metal un peu trop… basique, peut-être? Critical Heartbeat a cependant la technique et l’énergie de son côté. Si vous aimez votre metal en mode carré de chez carré, vous trouverez l’album sur Bandcamp.

Pas de vidéo.

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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