Au début l’année passée, je me souviens qu’un album avait fait pas mal parler de lui dans les cercles du post-metal. Peut-être pas tant que ça, puisqu’il m’a fallu plus d’un an pour finalement m’intéresser à ce Embrasser la nuit signé À Terre.
Groupe français formé entre Gascogne et Pays basque en 2020, À Terre propose une musique coup de poing (à l’image de sa pochette morbide), qui emprunte au post-metal, mais aussi au post-hardcore, avec des touches électroniques et des influences à chercher du côté du rap français.
Premier album du groupe (après plusieurs EP et splits), Embrasser la nuit compte huit pistes pour une durée de trente-sept minutes. On pourrait croire que les compositions sont courtes, mais c’est trompeur: deux « virgules » d’une minute côtoient deux titres de plus de huit minutes.
J’aurais dû me méfier: le groupe avoue dans ses influences Balavoine, chanteur que j’ai du mal à supporter (malgré son passé prog). Bon, musicalement, pas grand-chose à voir – à part peut-être un goût pour les textes percutants. À Terre, c’est du lourd, du brutal.
Alors oui, à la base, c’est du post-metal et on sent bien dans plusieurs titres les influences à la Cult of Luna: une musique lourde et dense (notamment dans « Prophétie » ou « L’Appel de la Nuit »). Cela dit, je dois avouer que j’ai plus été impressionné par les titres les plus percutants, comme « Paris sous les tombes » ou « Nous sommes la nuit » (avec le chanteur du groupe post-punk Seven Hate).
Je trouve cependant que À Terre a une musique nettement plus « brute de décoffrage » que la plupart des groupes post-metal. Quelque part, je dirais que c’est du concassage artisanal, fait à la main, avec am… euh, non, peut-être pas avec amour, en fait.
Ce n’est pas forcément le genre de musique que j’affectionne le plus, mais de temps en temps, je peux être client de ce style et À Terre m’a plutôt convaincu. Si vous n’avez pas peur d’aller à la bagarre, Embrasser la nuit est peut-être un album pour vous. Mais prévoyez un protège-gencives, il a une méchante gauche!
L’album est disponible sur Bandcamp.
Bonus: la vidéo de « Paris sous les tombes »


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