Vingt mois après la catastrophe qui a ravagé Hawkins, l’armée a investi le centre de la ville et les habitants essayent de continuer à vivre. Mais pour Will, Mike, Lucas, Nancy et leurs proches, il est temps de mettre un terme au cauchemar dans cette cinquième et dernière saison de Stranger Things.

Le fait est que l’armée n’a pas seulement investi Hawkins, mais aussi l’Upside Down. Et ce n’est pas pour se débarrasser de Vecna / Henry, le psychopathe qui contrôle les monstres de l’univers parallèle, mais plus pour développer une arme absolue en cette époque de guerre froide finissante.

(Au passage, je trouve rigolo de retrouver Linda Hamilton, après Resident Alien, dans un autre rôle de militaire à la tête de projets chelous.)

Le moins que l’on puisse dire sur cette dernière saison, c’est qu’il y a de l’action. Pas non-stop non plus, mais c’est tendu; ça sent la fin. Les épisodes sont longs, voire très longs: de cinquante-quatre à quatre-vingt trois minutes, et plus de deux heures pour l’épisode final, le huitième. Et il s’y passe plein de trucs et on pressent que ça ne va pas être propre.

Déjà, les personnages ne sont plus vraiment des enfants; peut-être pas encore complètement des adultes, mais pas loin. Et on peut plaisanter sur le culte américain du flingue, mais je ne peux pas m’empêcher d’y voir un parallèle avec une jeunesse envoyée faire la guerre. Sauf qu’ici, c’est personnel. Peut-être un parallèle avec un film comme Red Dawn, emblématique des années huitante?

Parce que oui, Stranger Things est toujours ancré dans cette période, quelque part entre reconstitution historique et vision idéalisée de l’époque, avec une blinde de clins d’œil à de multiples références pop-culture. Notamment – et peut-être principalement – Dungeons & Dragons, jusqu’au générique de fin.

J’imagine que le modèle a ses limites et qu’il y aurait pas mal de trucs à dire sur la série dans son ensemble – déjà que cinq saisons, c’est beaucoup et que je ne suis pas fan de ce Grand Méchant chelou un peu sorti de nulle part. Mais j’ai quand même bien aimé cette dernière saison.

Et si j’ai lu ça et là que des gens n’avaient pas aimé l’épilogue (je ne parle même pas des théories éclatées au sol du « neuvième épisode », sinon que ça pourrait être marrant de voir Feldup en parler dans cinq ou six ans), moi je l’ai trouvé plutôt cool. Peut-être un peu long dans l’absolu, mais pas tant que ça au vu du reste de la saison (et de la série, en fait).

Mais la vérité, c’est que j’ai trouvé que cette cinquième saison conclut la série de façon plus que satisfaisante et que, au final, Stranger Things tient ses promesses. Là encore, on pourrait pinailler sur des virgules, mais globalement, c’est une série solide, avec des personnages attachants et une écriture tendue.

Bonus: la bande-annonce

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

Pour soutenir Blog à part / Erdorin:

Blog à part est un blog sans publicité. Son contenu est distribué sous licence Creative Commons (CC-BY).

Si vous souhaitez me soutenir, vous pouvez me faire des micro-dons sur Ko-Fi, sur Liberapay, sur Patreon et sur Ulule.

Mastodon