Lazuli est un de ces groupes que j’aime sincèrement et qui, à mes yeux, ne peuvent pas rater un album à moins de le faire exprès. Ce qui n’est pas le cas de Être et ne plus être, même si je ne l’encenserai pas inconditionnellement.
Lazuli est un groupe originaire du Gard, dans le Sud de la France. Fondé en 1998 autour des frères Leonetti, il est depuis longtemps classé rock progressif et on le compare volontiers à Ange, même s’il flirte également avec beaucoup d’autres styles, comme la world-music.
Douzième album du groupe, Être et ne plus être est un sacré morceau, avec douze pistes et un peu plus d’une heure. La plupart des compositions durent entre trois et cinq minutes, avec trois titres de plus de sept minutes.
Lazuli et moi, c’est surtout l’histoire d’une rencontre. En mai 2008, le groupe venait jouer dans une fête de village à Saint-Léonard, dans le Valais et, si les albums écoutés en amont ne m’avaient pas enthousiasmé plus que ça, leur improbable prestation m’avait complètement retourné.
Presque vingt ans plus tard, j’ai toujours un peu la même relation, même si ça fait vient une décennie que je ne les ai pas revus sur scène. Je m’accroche plus au souvenir de leurs concerts qu’à l’écoute bien réelle de leurs albums. Surtout que Être et ne plus être est un peu différent – encore qu’il est dans la continuité de son prédécesseur.
Une fois encore, je regrette que le groupe reste sur ses fondamentaux sans trop chercher à se renouveler. Lazuli fait du Lazuli, même si j’ai moins ressenti l’impression d’autoparodie présente dans Onze. Et une fois encore, j’aurais aimé plus d’énergie dans les compositions, qui sont souvent lentes et mélancoliques.
Mais Être et ne plus être propose également son lot de mélodies très réussies et accrocheuses, dominées par la voix impériale de Dominique Leonetti. Ce dernier semble se délecter de décliner des textes remplis de jeux de mots et de poésie – voire de décliner tout court, dans « Mon body se meurt »; il m’a d’ailleurs fallu un moment avant de comprendre la blague.
Finalement, Être et ne plus être est un bon album de Lazuli. Ce qui est un peu décevant, parce que Lazuli a fait par le passé de très bons, voire d’excellents albums. Mais en l’état, il fait le taf et est tout à fait recommandable pour les amateurs de prog francophone.
Parce qu’il n’y a que ça: le teaser de l’album


Laisser un commentaire