Quand une chronique d’album me promet la rencontre entre Enslaved et Anathema, je suis intéressé. C’est ce que me vendait Angry Metal Guy avec celle de Words of Indigo, nouvel album de Novembre.

Né sous le nom de Catacomb en 1990, Novembre a adopté ce nouveau nom en 1993. Formée autour des frères Orlando, les Italiens mélangent doom, metal gothique avec des pointes death et prog.

Words of Indigo est le neuvième album du groupe, mais il arrive après un hiatus de près de neuf ans (pour être franc, c’était aussi la durée entre le précédent et celui d’avant). Il compte onze pistes et dure un peu plus d’une heure, avec des compositions entre cinq et huit minutes, hormis deux interludes d’une à deux minutes.

L’amorce vendait du rêve, mais après écoute, je suis plus nuancé. Disons que Novembre mélange pas mal de styles différents et, quand tout s’aligne, c’est brillant, mais tout ne s’aligne pas à tous les coups. Et quelque part, la comparaison entre Anathema et Enslaved n’est pas tout à fait justifiée, à mon avis.

Sur Words of Indigo, Novembre se présente surtout comme un groupe dans la mouvance goth-doom, avec des compositions mélancoliques et soignées, plutôt longues. Par dessus se greffent les éléments plus metal extrême, notamment des voix saturées. Je dirais bien que c’est là que le bât blesse, mais parfois ça fonctionne bien. Par contre, la voix du chanteur, un peu geignarde, a tendance à m’agacer quelque peu.

Je dirais que là où Novembre brille particulièrement, c’est dans les compositions les plus mélodiques et les ambiances qu’elles tissent, comme « Neptunian Hearts » (avec son pont limite black-metal) ou « Ipernotte ».

J’ai bien conscience que c’est parfois difficile d’appréhender un groupe avec une histoire musicale aussi riche que celle de Novembre – trente-cinq ans de carrière, ce n’est pas rien. Et je pense aussi que j’attendais peut-être trop de Words of Indigo. En l’état, c’est un album qui me parle souvent, qui m’émerveille parfois, mais qui peut aussi m’agacer ou me laisser un peu froid. C’est compliqué.

Words of Indigo est disponible sur le Bandcamp de son label, Peaceville.

Bonus: la vidéo de « Neptunian Hearts »

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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