Au départ, je n’étais pas parti pour chroniquer World War Dinosaur, le dernier album en date de Victorius. Mais je me suis dit que, dans la foulée de Masters of the Universe, c’était plutôt raccord.

Parce que, voyez-vous, au cas où vous ne l’auriez pas deviné au titre et à la pochette, Victorius est un groupe de power-metal. Ils sont cinq, ce sont des Allemands, parce que bien sûr, et ils sont actifs depuis 2004.

Et quand je dis « actifs », World War Dinosaur est leur septième album, huitième si on compte un EP – qui a son importance, car il lance le concept de dinosaur-metal que le groupe semble avoir adopté depuis. Le format est classique, avec douze pistes courtes – entre trois et quatre minutes et moins de trois quarts d’heure au compteur.

J’avoue, c’est une chronique d’Angry Metal Guy qui m’a incité à acheter cet album. Ça et une appétence momentanée pour écouter du metal un peu teubé; ça me prend parfois, un peu comme une envie de boulotter un litre de glace au chocolat. Avec un peu les mêmes résultats, d’ailleurs.

Bon, avant d’être désagréable, je dois quand même dire que World War Dinosaur a un côté viscéralement jouissif et que Victorius connaît son métier: ça tabasse vite et fort, pile comme il faut.

Ceci posé, c’est très, voire trop classique. Je veux dire, même Gloryhammer paraît plus développé à côté. Le souci, c’est que même avec une durée plutôt raisonnable – quarante-quatre minutes, on ne peut pas dire que le groupe abuse – ça commencer rapidement à se répéter.

La faute un peu à la musique, certes, mais aussi avec le thème et les paroles. Au bout du trentième « war », du cent-douzième « dinosaur » et du soixante-sept mille huit cents cinquième cliché du même genre, je commence quelque peu à fatiguer.

(J’ose espérer à ce stade que le groupe sait ce qu’il fait, parce que si ce n’est pas le cas, ça me fait encore plus peur que devoir chroniquer un album de goregrind.)

Du coup, je ne peux que poser un diagnostic réservé: World War Dinosaur est un album sympathique, rigolo, et même, parfois, enthousiasmant, mais globalement je trouve que Victorius répète trop les mêmes recettes éculées pour être austère chose qu’anecdotique.

Bonus: la lyric-video du morceau-titre (prévoyez de l’insuline)

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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