“The Hydrogen Sonata”, de Iain M Banks

Il est assez parlant que le dernier ouvrage du regretté Iain M Banks dans son cycle de la Culture, The Hydrogen Sonata, parle de fin du monde, de vie après la mort et règle quelque peu ses comptes avec la religion et la politique. Il est également assez parlant que ce roman soit un des plus décalés de l’auteur.

Tout commence avec l’imminente fin d’une grande civilisation: les Gzilt, humanoïdes autrefois à l’origine de la Culture mais ayant finalement refusé de la rejoindre, se préparent à la Sublimation de leur peuple tout entier, le passage vers un stade supérieur d’existence.

Une disparition organisée et digne, mais qui attire des convoitises et génère une série de grenouillages improbables, dans lesquels plusieurs Esprits de la Culture – les super-IA de cette civilisation – se retrouvent impliqués. Et qui relance une question lancinante: et si le livre saint qui a guidé les Gzilt pendant près de dix mille ans n’était qu’une vaste supercherie?

Au milieu du maelstrom, Vyr Cossont, une Gzilt à la carrière militaire médiocre mais aux capacités musicales honorables, qui essaye d’exécuter la composition musicale la plus difficile de l’Univers connu – la tristement célèbre Hydrogen Sonata du titre – avant sa propre Sublimation et qui pourrait bien être la clé pour trouver la réponse à la question lancinante sus-mentionnée.

Dans le genre space-opera, The Hydrogen Sonata est spectaculaire: voyages hyperspatiaux vers des lieux tous plus exotiques les uns que les autres – habitats stellaires, artefacts planétaires, fête ambulante pour célébrer la fin du monde, etc. –, avec des combats spatiaux spectaculaires, des conspirations interstellaires et de la technologie improbable.

Mais ce qui surprend – enfin, ce qui m’a surpris – dans ce volume, c’est l’humour décalé qui y abonde. Oh, certes, les romans dans l’univers de la Culture sont rarement tristes, avec notamment les Esprits/Vaisseaux de la Culture, leurs noms abscons et leurs plans tordus. Dans The Hydrogen Sonata, il y en a. Plein, même. Mais en prime, il y a des situations positivement absurdes, comme l’androïde de combat qui est absolument persuadé d’être dans une simulation ou toute l’histoire autour de la composition musicale éponyme.

J’ai aussi été agréablement surpris par le rythme soutenu de l’intrigue, qui fait de The Hydrogen Sonata un page-turner redoutablement efficace, en plus d’une fin en apothéose pour cette série de romans.

Si vous n’avez jamais lus de livres dans cet univers, je ne vous parle plus jusqu’à ce que vous vous y mettiez. Dans le cas contraire, ruez-vous sur The Hydrogen Sonata, il en vaut la peine.

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