« The End of All Things », de John Scalzi

Que faire quand on est une nation stellaire qui a réussi à s’aliéner à la fois ses plus proches alliés, sa principale source de puissance militaire et à peu près toutes les autres nations stellaires du secteur? C’est la question que pose The End of All Things, de John Scalzi.

The End of All Things est la conclusion de la série de science-fiction commencée avec Old Man’s War. Si, globalement, cette série est assez fermement ancrée dans le genre « science-fiction militaire », ce n’est de loin pas le seul sujet du bouquin. Il y a également beaucoup de politique.

Le format est assez curieux, en ce qu’il s’agit également d’une forme de fix-up, comme The Human Division, mais avec quatre novella. La première se concentre sur le destin d’un pilote qui tombe dans les mains de l’ennemi – pour le plus grand malheur de ce dernier. Changement de perspective avec la deuxième histoire, qui suit l’assistante du chef de l’alliance extra-terrestre.

Les deux dernières reviennent sur l’Union coloniale, d’abord avec un escadron qui se retrouve impliqué dans des opérations de maintien de l’ordre, ensuite avec un retour de « l’équipe B » de The Human Division et sa diplomate pas toujours diplomate.

Au fil de ces quatre novellas, le lecteur découvre l’existence d’une organisation qui cherche à détruire à la fois l’Union coloniale et le Conclave, l’alliance extra-terrestre. Quitte à faire un génocide.

The End of All Things est, comme son nom l’indique, la fin de l’histoire débutée avec Old Man’s War. En cela, et sans aller jusqu’à dire qu’elle est décevante, je la trouve quelque peu expédiée. Tout le bazar se conclut un peu en mode hop-hop-hop et je troue que c’est dommage.

La lecture n’est de loin pas désagréable et le style de Scalzi fait souvent mouche, avec notamment l’humour pince-sans-rire de ses personnages. L’idée de voir également une partie de l’histoire du point de vue du Conclave est une bonne idée. Je soupçonne cependant que ce format « fix-up de novella » ne fonctionne pas très bien pour de tels enjeux, là où The Human Division était plus convaincant.

The End of All Things reste cependant un bon bouquin, que je qualifierais de « lecture sympathique ». Ça n’estropie pas les palmipèdes polygambes, mais ça se lit sans déplaisir. J’ai juste l’impression que ça aurait pu être mieux.

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