Contrepoint est un de ces bouquins sur lesquels on tombe complètement par hasard: je l’ai reçu en sus de mes achats sur le stand ActuSF à Trolls & Légendes. Il s’agit d’une anthologie dirigée par Laurent Gidon, un recueil de neuf nouvelles « sans guerre ni conflit ni violence ». Idée intéressante, mais le résultat n’est à mon avis pas vraiment à la hauteur de l’ambition.
Pour le financier Richard Camden, le sommeil est une façon ridicule de perdre du temps, Alors, lorsqu’il apprend qu’une thérapie génique expérimentale permet de créer des enfants qui ne dorment pas, il insiste pour que son futur enfant en bénéficie. Mais ce sont des jumelles qui naissent et seule l’une des deux bénéficie du traitement. D’où le titre de ce court texte de Nancy Kress: L’une rêve et l’autre pas.
Acheté sur un coup de tête, lors du dernier rendez-vous genevois des Mercredis de la SF, Le Club des Maris, de l’auteur suisse Sébastien Gollut, est une sorte de conte cruel, entre absurde et fantastique, qui parle de chiffres, d’entreprises, de femmes, d’alcool et d’un club très particulier.
Le monde entier se souvient de 9/11, du moment où les avions ont percuté les deux tours, et de la Guerre contre le Terrorisme qui s’en est suivi, avec comme point culminant l’invasion des États chrétiens d’Amérique par les États-unis d’Arabie. Mais si cette réalité était le Mirage éponyme du roman de Matt Ruff?
Connaissez-vous Scarfolk? Cette riante cité de l’Angleterre rurale se réjouit de vous accueillir dans un cadre cordial et chaleureux. Ou pas. Discovering Scarfolk, de Richard Littler, est à l’origine un blog et, dans le cas présent, un petit bouquin qui se présente comme un guide touristique, mais qui cache une enquête entre fantastique urbain, misanthropie et humour absurde.
Je vous avais déjà parlé de Kairos, bande dessinée d’Ulysse Massagne, à l’occasion de la sortie de sa bande-annonce qui déboîte tout. J’y reviens aujourd’hui après avoir lu le troisième et dernier tome. Et je confirme: ça déboîte tout.
J’ai moult fois parlé, ici et ailleurs, de mon intérêt pour le travail de mémoire accompli ces dernières années par des auteurs et éditeurs francophones pour faire resurgir la mémoire des « superhéros » français et européens du début du XXe siècle. Le recueil de nouvelles La Nuit du Nyctalope, autour du personnage créé par Jean de la Hire, fait partie de ce travail.
Dans l’océan des suites, spin-offs, préquelles et autres de l’univers cinématique Marvel, il en est une récente que j’ai trouvé particulièrement sympathique: la série télé Agent Carter.
Dernier tome du « tryptique Milkweed », Necessary Evil, de Ian Tregillis est donc la conclusion de la série de romans uchroniques (après Bitter Seeds et The Coldest War) qui pourrait se résumer par « X-Men nazis contre magie noire britannique ».
Prenez un de mes auteurs préférés, à savoir Charles Stross, une réflexion pessimiste – mais pas forcément irréaliste – sur l’avenir et ajoutez une référence à un texte fondateur d’Internet et vous obtenez A different cluetrain.
Tout commence dans un petit village des Baléares, en 1930: un Français connu des autochtones sous le surnom d’El Loco, le fou, est assassiné en pleine rue. Son vrai nom: Raoul Villain. C’est La Vengeance de Jaurès éponyme de ce dix-neuvième tome de la série uchronique Jour J.
Posé comme cela, le titre Ami du Mystère apposé au tome 1 de la nouvelle série L’Œil de la Nuit fleure bon le pulp. Et, sans surprise, c’en est, car sous ce nom et celui de son héros Théo Sinclair, se cache Le Nyctalope, créé par Jean de La Hire. Une querelle de droits est à l’origine de ce changement d’identité (secrète) de dernière minute, mais ça ne change rien à l’intérêt de cette bande dessinée.
Cela faisait un moment que l’imposant Loar, ouvrage de space-opéra de Loïc Henry, trônait dans ma bibliothèque. Je me suis enfin décidé à l’ouvrir et j’y ai trouvé un ouvrage à l’écriture remarquable, au service d’un contexte certes foisonnant, mais plus proche de l’héroïc-fantasy que de la science-fiction.
Ce n’est pas sans hésitation que j’ai acheté le premier tome de la bande dessinée uchronique Space Reich, intitulée « Duel d’aigles ». L’hésitation provenait du fait qu’on y retrouve au scénario Richard D. Nolane, également auteur de Wunderwaffen. Pas que j’ai quoi que ce soit contre le bonhomme, mais je sature franchement sur le folklore nazi.
Galavant le brave, le fier, le redresseur de torts, est le héros de cette série télé. Il vit heureux au Moyen-Âge avec sa belle et douce Madalena, jusqu’au moment où cette dernière est enlevée par l’odieux roi Richard, qui entend bien l’épouser. Sauf qu’au moment où le héros, après avoir pourfendu un parterre de sbires, vient sauver sa belle et celle-ci lui annonce que, tous comptes faits, elle préfère la gloire et la fortune, merci et à jamais!
En théorie, Le Bâton de Plutarque, nouvel opus des aventures de Blake et Mortimer, aurait tout pour me plaire: des aventures uchroniques se déroulant pendant la Deuxième Guerre mondiale, avec plein d’armes secrètes, qui tente de raccrocher les wagons avec le célébrissime Secret de l’Espadon. Sauf que ça peine à prendre.
En rédigeant il y a peu le billet sur Jack of All Trades, je me suis aperçu que je ne vous avais pas parlé de Sleepy Hollow. Ce n’est pas très malin, parce que cette série fantastique, vaguement inspirée par le film éponyme, mérite qu’on s’y intéresse.
C’est avec un plaisir non dissimulé (comprendre: une banane visible depuis l’orbite) que j’ai repris le chemin de Pandora. Pas celui d’Avatar, mais plutôt la planète SF/post-apo décalée du jeu vidéo de tir à la première personne Borderlands: The Pre-Sequel qui, comme son nom l’indique, est la suite-qui-se-passe avant de Borderlands 2.
Vous vous souvenez peut-être que j’avais chroniqué, il y a quelques mois, La Lune n’est pas pour nous, de Johan Heliot, remarquant au passage que c’était le volume central de la « Trilogie de la Lune« . J’ai fini par acquérir l’énorme pavé que constitue l’omnibus de cette trilogie uchronique qui débute par l’arrivée d’extra-terrestres à la fin du XIXe siècle.
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