It Bites: The Tall Ships

Il y a des groupes comme ça, qui s’amusent à ressusciter de nulle part après vingt ans d’absence: le dernier album d’It Bites, Eat Me in St. Louis, date de 1989. Maintenant, niveau résurrection musicale, on a déjà vu des catastrophes majeures; The Tall Ships n’en fait pas partie. Sans être l’album du siècle, de …

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Magenta: Metamorphosis

J’avais oublié de vous causer de Metamorphosis, le dernier album en date du groupe britannique de néo-prog Magenta, que j’avais acheté au cours de ma frénésie consumériste parisienne du mois passé. Ce n’est pas le seul des quelques dix-huit albums achetés à cette occasion, mais je pense qu’il faut quand même que je lui consacre un petit billet.

Ce n’est pas exactement l’album du siècle, ni même de l’année; il est vrai que le néo-progressif est un genre qui a tendance à se cantonner, encore plus que le prog traditionnel, dans un style donné, sans beaucoup d’imagination. Metamorphosis, malgré sa pochette qui semble plus à sa place dans les bacs de métal tendance black-death-core-tech-math, ne révolutionnera pas le genre.

Pas ou peu d’originalité, donc, mais une application certaine dans les compositions (dont deux dépassent les vingt minutes) et l’interprétation, des influences celtiques. C’est souvent inspiré, fort bien maîtrisé et l’ensemble est fort agréable à l’écoute. En ces temps de star-ac et de tektonik, c’est toujours ça de pris sur la médiocrité.

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Aragon: The Angels Tear

Ce n’est pas sans une certaine appréhension que j’ai fini par acheter The Angels Tear, le dernier album en date du groupe australien de néo-prog Aragon. Appréhension née du contraste brutal entre le génial Mouse (1995) et l’abomifreux Mr Angel (1998). La bonne nouvelle, c’est que The Angels Tear n’est pas Mr Angel, malgré la proximité dans les termes. On y …

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Simon Says: Tardigrade

Une des grandes caractéristiques du rock progressif, c’est l’usage de sons de claviers très distinctifs: Mellotron, Moog et consors. Comme je suis une buse, je serais bien en peine de vous dire qui est quoi, mais par contre, je peux vous affirmer que Tardigrade, le dernier album des Suédois de Simon Says les a tous. En grande quantité.

Tardigrade, c’est dix kilos de claviers dans un emballage d’une demi-livre — avec en prime des morceaux d’autres musiciens dedans! On peut en découvrir des bouts sur leur page MySpace (yadda yadda pas beau yadda!).

Au niveau musical, on se situe entre les vieux albums de Genesis, genre Selling England By The Pound, et les premiers efforts des pionniers du néo-progressif, comme Marillion et (surtout) Pendragon. L’ensemble est exécuté avec une belle patate, par des musiciens qui sont loin d’être des manchots.

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Caamora: She

Il était une fois une chanteuse polonaise, Agnieszka Swita, et un claviériste anglais, Clive Nolan. Il s’aimaient et, à défaut d’enfants, ils firent un bien bel album, She, sous le nom de Caamora.

Il était une fois une reine africaine et un explorateur anglais… She est un roman “pulp” de H. Rider Haggard et l’album en est une raisonnablement fidèle retranscription: des explorateurs à la fin du XIXe siècle, un royaume perdu au coeur de l’Afrique mystérieuse, une reine magnifique, de la trahison, du meurtre, des traditions et de l’honneur.

La musique de l’album colle très bien à l’ambiance. Pas de quoi s’émoustiller en matière d’originalité: on est ici en terrain connu pour qui a déjà entenduJabberwocky ou The Hounds of the Baskerville, réalisés par le même Clive Nolan avec la complicité d’Oliver Wakeman (le fils de l’autre). C’est du néo-prog enlevé, à la Arena, avec des compositions recherchées et des intéractions vocales calibrées “opéra-rock”, les duos masculins-féminins sont remarquables.

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Sylvan: Leaving Backstage

Quelques jours à Paris et, une visite ou deux chez Gibert plus tard, me voici avec une quinzaine d’albums de rock progressif à écouter. C’est dur, la vie!

En conséquence, je vais être plutôt bref sur ceux dont je vais parler sur ce blog. Le premier, c’est Leaving Backstage, le nouvel album live de Sylvan. Commençons déjà par éliminer le négatif: j’ai connu des albums live plus, comment dire… plus live, en fait. Ça manque de public et de folie brute.

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Sylvan: Presets

Fan de rock progressif: plus qu’une passion, un sacerdoce! Le problème majeur, c’est qu’au niveau médiatique, on a une visibilité comparable à celle des rôlistes — Mireille Dumas en moins, ce qui est plutôt une bonne nouvelle. Hormis les résurrections ponctuelles de quelques groupes des dinosaures, c’est un peu difficile de savoir ce qui se passe. Heureusement pour moi, j’ai découvert il y a quelques temps Prog Archives, qui propose des critiques d’albums; avec un flux RSS, ça permet de se tenir un peu au courant.

Tout ceci pour dire que, grâce à ce site, j’ai découvert Sylvan, un groupe allemand de néo-prog, qui, malgré près de dix ans de scène, était passé jusqu’à présent complètement en-dessous de mon progdar personnel. Leur dernier album, Presets, est une des excellentes nouvelles de cette année.

Certes, au niveau originalité, il n’y a pas de quoi estropier d’innocents palmipèdes: c’est du néo-progressif très classique, avec une pointe d’iQ par ci, un soupçon de Marillion par là et probablement de grosses influences croisées avec les Polonais de Riverside.

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Wolverine: Still / Frost*: Milliontown

Mes courses de ce samedi m’ont ramenées deux cédés de prog bien de chez bien. Il y a d’abord le “Still” de Wolverine, qui n’implique pas un motard asocial avec un squelette en bourrinium, mais un rock progressif plutôt atmosphérique et sombre, à la Porcupine Tree (mais moins glauque, quand même). Mais il y a …

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