Rhapsody of Fire: Glory for Salvation

Il y a des albums que j’achète un peu par automatisme. Parfois, je le regrette. Glory for Salvation, le dernier opus de Rhapsody of Fire est dans le premier cas. Et un peu aussi dans le second.

Rhapsody of Fire est une formation italienne de power-metal symphonique. Elle a connu de multiples changements (avec une quantité indécente de drama) depuis ses débuts en 1993 et existe sous la présente forme depuis 2006.

Au niveau du format, il y a déjà quelques problèmes qui pointent. Déjà, Glory for Salvation. Sérieusement, ça ne veut rien dire.

Ensuite, l’album compte pas moins de treize pistes pour une durée de soixante-six minutes. La plupart sont entre quatre et cinq minutes, sauf l’interlude « Eternal Snow » de moins de deux minutes et l’epic « Abyssal Pain II » qui dépasse les dix minutes.

Bon, je vais être un peu méchant sur Glory for Salvation, mais ce n’est pas la première fois que Rhapsody of Fire me déçoit. En soi, ce n’est pas un mauvais album. C’est juste que je l’ai trouvé banal. Quelque part, c’est pire, surtout pour du power-metal symphonique.

Il n’y a rien de particulièrement honteux et, si on n’y prête pas trop garde, ça passe même plutôt bien. Chant borderline lyrique et chœurs épiques, double grosse caisse en folie, guitares acrobatiques, claviers en mode full licorne symphonique et même quelques compositions en italien.

Seulement je trouve que l’ensemble manque singulièrement de oomph. De coffre. De puissance, quoi. Disons que, face à l’autre Rhapsody ou à Michael Romero (dont on attend d’ailleurs le deuxième incessamment), ça me paraît un peu léger. Du power-metal light, en quelque sorte.

Je ne saurais dire si c’est un problème de production ou plus simplement moi qui fais mon chieur, mais je me suis un peu ennuyé à l’écoute de cet album. Certes, le genre a aussi du mal à se renouveler et donne souvent des galettes très convenues, mais là, j’attendais franchement mieux.

En fait, je soupçonne que j’ai le même problème avec ce genre musical qu’avec l’heroic-fantasy: c’est tellement formaté et surexploité qu’il faut vraiment sortir des sentiers battus pour que ça m’intéresse.

Cela dit, si on est moins difficile à satisfaire que votre serviteur, Glory for Salvation n’est – comme mentionné plus haut – pas un mauvais album. Tout ce petit monde connaît son affaire. Pour ma part, je vais me reprendre une tranche de tech-death avant-gardiste.

Bonus: la vidéo de « Chains of Destiny »

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3 réflexions au sujet de “Rhapsody of Fire: Glory for Salvation”

  1. Un album qui n’est pas sans me plaire. Le mariage du vocal et symphonique donne un joli résultat agréable à l’écoute. Coup de coeur pour le titre éponyme Glory for Salvation. Malgré quelques points faibles comme par exemple le manque de puissance, un album qui reste tout à fait satisfaisant.

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  2. Je n’ai pas encore écouté leur dernier album. Il faut dire que je m’étais arrêté à Symphony Of Enchanted Lands II – The Dark Secret.
    Du coup, ça m’a donné envie de réécouter ces vieux albums et de découvrir ceux que j’ai raté depuis 2004 🙂

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