Il y a des groupes qui, chez moi, provoquent un réflexe immédiat en cas de nouvel album: je le veux, point. Minimum Vital est de ceux-ci, mais obtenir leur nouvel opus, Le Royaume, a été quelque peu compliqué. Mais c’est désormais chose faite et je peux le dire: il est bien. Ce n’est pas une surprise.
Minimum Vital est un groupe français, fondé par les frères Thierry et Jean-Luc Payssan. Il existe depuis plus de quarante ans sous ce nom (et plus de quarante-cinq si on compte les premières incarnations). Leur musique fusionne rock progressif, musique traditionnelle du Sud-Ouest et inspirations médiévales et orientales.
Le Royaume est le dixième album du groupe. Il compte douze pistes plutôt courtes, la plupart entre quatre et cinq minutes, pour une durée totale de cinquante minutes.
D’un côté, cet album est fidèle à la musique du groupe. Ceux qui connaissent Minimum Vital seront immédiatement en terrain familier, par exemple sur « En Galice » ou « Danse villageoise » . Mais de l’autre, il comporte également pas mal d’expérimentations sonores.
« Ordo Danielis », par exemple, comporte une base prog énergique avec des sonorités typiques du groupe – harmonies vocales, cuivres – mais également quelques passages plus étonnant, comme des vocalises un peu distordues en introduction. « Las Estrellas » incorpore aussi des extraits sonores en castillan et même… du quenya sur « Galadriel à Manhattan ».
Pour moi qui suis le groupe depuis ses débuts, ou peu s’en faut, je trouve que Le Royaume n’est pas le meilleur album du groupe. Il est peut-être un peu décousu et aurait supporté une petite cure d’amaigrissement sur deux ou trois pistes plus faibles (je pense par exemple à « Berry Rock » ou « Godzilla »).
Cependant, Minimum Vital est de ces groupes qui parviennent à être excellent, même sur les œuvres mineures. Et celui-ci regorge tout de même de pistes énergiques, entraînantes et imaginatives. Le groupe n’est pas le plus rayonnant de la scène française, mais il gagne clairement à être connu.
Le principal défaut, c’est en fait que Le Royaume n’est pas facile à trouver en-dehors de l’hexagone. Surtout quand, comme moi, on est allergique à Amazon (et que Muséa ne répond pas à mes emails). Mais ça vaut la peine d’insister: j’ai fini par obtenir Le Royaume via le site Quadrophenics, pour des frais de port pas trop honteux.
Certains de leurs albums sont disponibles sur la page Bandcamp de Muséa, mais pas celui-ci, hélas.
Bonus: la vidéo de « Las Estrellas »


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