Killjoys

Killjoys

Un avenir indéterminé, dans le Quad, un système solaire avec quatre mondes habités, un système corporatif semi-féodal et, au milieu, des chasseurs de prime au service d’une organisation théoriquement neutre – les éponymes Killjoys.

Parmi ceux-ci, Dutch et son acolyte John Jaqobis, bientôt rejoints par le grand frère de ce dernier, D’avin. Sans oublier Lucy, l’intelligence artificielle du vaisseau.

La première saison de cette série télévisée canadienne vient de se terminer et je pourrais résumer mon sentiment sur l’ensemble des dix épisodes comme « globalement sympathique ».

Le contexte est certes un peu bateau, les personnages plutôt clichés (tous les joueurs ont pris l’option « Sombre secret »), les effets spéciaux assez régulièrement à la ramasse, avec des décors post-industriels sans caractère et l’intrigue générale peu convaincante.

Mais les divinités étant, comme toujours, dans les détails, ce sont ces derniers qui sauvent la série: aussi clichés qu’ils soient, les personnages sont intéressants et attachants, le contexte est bien décrit et renvoie un sentiment de solidité et d’homogénéité et, surtout, quand il y a de l’action, ça ne fait pas semblant.

Au fur et à mesure que l’on avance dans les épisodes, les « missions de la semaine » laissent place à l’intrigue principale, une guerre civile entre les classes dirigeantes – les familles qui contrôlent les corporations – et le peuple du Quad. Guerre civile dans laquelle le trio est impliqué, qu’il le veuille ou non.

Difficile de ne pas faire le parallèle entre Killjoys et Firefly, sauf que les personnages de Killjoys sont dans un autre contexte; techniquement, ce sont des agents des forces de l’ordre – un peu en marge, mais respectés par les autorités en place. Reste qu’on sent l’influence « groupe de badass dans un vaisseau qui navigue dans un système stellaire ».

Au final, cette première saison de Killjoys ne casse peut-être pas des briques, mais elle se laisse regarder avec plaisir et sa conclusion nous laisse espérer qu’elle sera renouvelée pour une deuxième, voire plus si affinités.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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4 réponses

  1. Et la série a été renouvelée hier pour une seconde saison justement, ainsi que Dark Matter.

  2. BzB dit :

    Ouaip, c’est cheap, grossier au départ mais ca s’affine bien et c’est assez intéressant dans sa catégorie. C’est cohérent, les personnages secondaires sont complexes, solides et variés, le setting évolue…
    Oui, ca a un gros goût de Firefly, ce qui n’est pas sans me plaire, avec une grosse touche cyberpunk quand même 🙂

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