Hot Space, tome 2: “Rage”

Des vaisseaux, des mondes exotiques, une héroïne badass, de la technologie mystérieuse, un complot gouvernemental et des tueurs impitoyables: pas de doute, c’est bien le deuxième tome de Hot Space, la bande dessinée de science-fiction signée Pierre « Le Pixx » Le Pivain.

Sur Aoba, planète loin de tout, les Terriens ont trouvé un truc. Un truc pas banal, qui ouvrirait la porte à des possibilités infinies. Seulement, Aoba est une planète habitée et ça ne se fait pas de coloniser les mondes habités sans raison. Alors ils ont décidé de créer cette raison.

Cette raison, c’est Nohraïa Kovalski, pilote à la tête dure et destinée à être sacrifiée sur l’autel de la raison d’État. Sauf que cette raison n’est pas d’accord et met énormément de mauvaise volonté à se laisser sacrifier.

Je dois avouer que j’ai eu un peu de mal à la première lecture de ce nouveau tome de Hot Space – sous-titré Rage pour une raison qui m’échappe un peu. C’est probablement dû à la multiplication des points de vue dans les premières pages: l’action saute de personnage en personnage et enchaîne les flashbacks. C’est un peu stroboscopique, comme découpage.

Il m’a fallu une deuxième lecture pour pouvoir entrer enfin dans l’histoire. Il est clair que ce deuxième tome est, quelque part, un tome de transition, d’explication. On comprend les bases de l’univers de Hot Space et, aussi, la raison derrière tout ce bigntz autour de cette planète.

Oui, c’est important et on peut comprendre que la « Nouvelle république terrienne » veuille mettre la main dessus. On comprend aussi, à demi-mots, que ça ne va pas être aussi simple que ça et que les risques que tout le bazar leur pète à la gueule sont élevés. Sans même compter le potentiel entropie de quelqu’un comme Nohraïa.

Cette dernière est d’ailleurs assez peu présente dans l’histoire. J’ai l’impression qu’elle est simplement absente d’une bonne moitié de ce tome et inconsciente pendant un bon bout de ce qui reste. Bon, en même temps, la BD s’appelle Hot Space, pas Les aventures de Nohraïa.

La version « collector » se présente sous la forme d’une BD de quatre-vingt pages, en noir et blanc, plus un cahier de seize pages. Il existe aussi en édition couleur, comme pour le premier tome – que j’ai pris en même temps lors du financement participatif lancé par les éditions Kamiti.

Le trait de Pierre Le Pivain est réaliste, très inspiré par les comics (à commencer par la couverture) avec une grosse touche moebiusienne. J’aime bien, mais il est parfois un peu froid. Le tout, comme l’annonce l’auteur, a un gros feeling « SF des années huitante » (ok, lui dit « quatre-vingt »), mais ça tombe assez bien, parce qu’on est grosso modo de la même génération.

Je suis un petit peu moins enthousiaste sur ce deuxième volet de Hot Space, mais j’attends de voir où elle va aller ensuite. C’est globalement une série qui mérite qu’on s’y intéresse.

Bonus: la bande-annonce de Hot Space, volume 2

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