Comment sauver le monde (ou les USA; c’est pareil) tout en tentant de reconquérir son ex-épouse, le tout dans une planque pour cause de couverture éparpillée façon puzzle dans la saison précédente? C’est la question à laquelle va tenter de répondre Luke Brummer, son équipe (et une partie de sa famille) dans cette deuxième saison de Fubar.

Fubar, c’est une expression militaire américaine pour quand tout part en vrille. C’est aussi le nom de cette série (américaine elle aussi) qui met en scène Arnold Schwarzenegger, dans le rôle d’un agent de la CIA qui se retrouve à mélanger missions et vie privée de façon pas optimale du tout.

Par rapport à la première saison, le twist amusant ici est que, d’une part, tout le monde est au courant que Luke et sa fille Emma sont des agents de la CIA. Tout le monde, comme dans « tous les gens qui veulent les buter ». Du coup, les voici à devoir cohabiter dans une seule planque: les agents, la famille, les ex. Plus un cochon.

Et, pour ne rien arranger, voici que le premier amour de Luke, une ex-agent de la Stasi du nom de Greta (Cary-Ann Moss), vient se rappeler à son (trop) bon souvenir en travaillant pour un terroriste nihiliste qui veut tuer 90% de la population de la planète (voire plus, si affinités).

Bref, cette nouvelle saison de Fubar reprend la formule de la précédente… mais ça prend moins bien. Certes, il y a toujours des moments de bravoure, des trucs qui partent en vrille pour des motifs débiles, des clins d’œil à la carrière de Schwartzie (un peu déçu que le char qu’il pilote ne soit pas un M47 Patton, mais un M60; les vrais savent).

Mais j’ai l’impression que la série est un peu en roue libre. Elle déroule sa formule en ajoutant des éléments de sit-com, mais sans être 100% convaincante. C’est sympa, mais sans plus.

Cela dit, Fubar reste très distrayant regarder, avec quelques belles scènes d’action (joueurs de Feng Shui, prenez des notes) et des personnages attachants. La série a été annulée, mais si la fin laisse ouverte la possibilité d’une suite, la conclusion est cependant satisfaisante.

Bonus: la bande-annonce

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

Pour soutenir Blog à part / Erdorin:

Blog à part est un blog sans publicité. Son contenu est distribué sous licence Creative Commons (CC-BY).

Si vous souhaitez me soutenir, vous pouvez me faire des micro-dons sur Ko-Fi, sur Liberapay, sur Patreon et sur Ulule.

Mastodon