Luke Brummer est propriétaire d’un fitness dans une petite ville des USA. Divorcé, deux enfants adultes, pour lui c’est bientôt la retraite et l’occasion de reconquérir son ex-épouse. Sauf que son boulot le rappelle pour une dernière mission – son vrai boulot, à la CIA. Et c’est là que l’histoire va partir en cacahuète, donnant son nom à la série, FUBAR.

FUBAR, c’est un acronyme anglais qui signifie « fucked up beyond all repair » (ou recognition, c’est selon). Ça peut justement se traduire par « partir en cacahuète » et ça résume très bien la série. À commencer par le fait que Luke (Arnold Schwarzenegger) va apprendre très vite que sa fille bien aimée, si calme et si gentille, est elle aussi un agent de la CIA – et pas derrière un bureau.

Père et fille vont donc se retrouver à faire équipe pour arrêter Boro Polonia, un trafiquant d’armes qui cherche à mettre au point des bombes nucléaires portables. Les choses se compliquent quand on comprend que Luke a autrefois tué le père de Boro et, pris de remords, s’est ensuite occupé du gamin comme si c’était son propre fils.

Et, pour ne rien arranger, les affaires de cœur (et de cul) des uns et des autres viennent se mêler à l’histoire. Mariage et mensonges ne font – littéralement – pas bon ménage.

Si, en lisant le résumé, vous vous dites que c’est True Lies, trente ans après, c’est un assez bon résumé. On retrouve le concept de l’agent avec une double vie qui pourrit son mariage. Sauf que là, le divorce est consommé, avec en prime le twist que la petite fille modèle est elle aussi un agent aussi redoutable – et indiscipliné – que son père.

(Et, au passage, on retrouve Tom Arnold, qui jouait Gib, dans le film.)

Histoire d’ajouter à l’aspect meta de l’histoire, il y a Arnold Schwarzenegger qui joue son propre rôle – ou presque. En effet, Luke Brummer est né en Autriche, a gardé un accent germanique à couper à la zweihänder et a des opinions similaires à celles de l’ancien gouverneur de Californie (vous aussi vous vous sentez vieux en lisant cette phrase?).

FUBAR n’est pas la série du siècle, mais dans le genre action-comédie un peu débile, avec des personnages qui oscillent violemment entre l’hyper-compétence et la bras-cassé-itude de compétition et des situations complètement barrées (la scène du lance-roquette dans l’épisode 7 étant le parfait exemple). Ça ne se prend pas trop au sérieux, ça défouraille pas mal et il y a beaucoup de choses qui explosent de façon très distrayante. Ah, et presque tous les épisodes se terminent sur un cliffhanger, parce que bien sûr.

Distrayant et blindé d’inspirations pour les rôlistes en mal de Feng Shui.

Bonus: la bande-annonce (avec beaucoup de bips)

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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