Crusaders, tome 5

Avec ce cinquième tome, intitulé Dark Flow, Christophe Bec conclut sa saga de science-fiction Crusaders, qui met en scène un petit groupe de Terriens au milieu d’une gigantesque coalition galactique face à un ennemi implacable.

Je m’aperçois au passage que j’avais un peu oublié de vous chroniquer le quatrième tome, mais vous pouvez reprendre mon billet sur le troisième, c’est à peu près pareil – et celui-ci ne va pas changer grand-chose à mon appréciation.

On a grosso-modo le même schéma: un conflit aux dimensions cosmiques entre deux entités quasi-divines et des protagonistes presque insignifiants dans l’histoire. Pensez au conflit entre les Ombres et les Vorlons dans Babylon 5, mais puissance mille dans les deux sens.

Le souci, c’est qu’à cette échelle, soit les événements sont implacables et c’est frustrant, soit les protagonistes trouvent une solution-miracle et la conclusion ressemble à un deus ex machina dont même un scénariste d’animés ne voudrait pas. Crusaders trouve ici une conclusion un peu entre les deux.

J’ai conscience que ça fait un peu tue-l’amour comme affirmation. Et, pour être très franc, je suis aussi un peu déçu par cette série. Mais je soupçonne que c’est probablement parce que j’en attendais quelque chose d’autre.

En fait, je crois surtout que Crusaders ne nous raconte pas vraiment une histoire, mais est plutôt une sorte de conte philosophique sur l’intelligence et sur la guerre. Si c’est le cas, il est trop long, mais pas inintéressant.

Et puis reste les dessins de Leno Carvalho, qui sont toujours aussi spectaculaires, surtout sur les scènes spatiales. J’aime aussi bien l’idée que les terriens deviennent le point de contact pour tout le monde parce qu’ils sont en quelque sorte le plus petit commun dénominateur.

Est-ce suffisant pour justifier l’achat de cette BD – et, partant, de la série? Pas forcément, mais autant que vous sachiez dans quoi vous mettez les pieds: Crusaders, c’est de la science-fiction à très (trop?) grand spectacle, mais pas forcément le récit le plus trépidant de l’année.

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