Clovd, livre 1: La Dame de Birka

Pretorius, autrefois connu sous le nom de Funérailles, erre dans les décombres de notre monde. Vingt ans auparavant, le Clovd, un brouillard impénétrable, avait commencé à recouvrir le monde, causant la chute de la civilisation et donnant naissance à des monstres. Littéralement.

Ce premier tome de Clovd, intitulé La Dame de Birka, met donc en scène Funérailles, ancien héros, toujours immortel et quelque peu perdu dans un monde post-apocalyptique – enfin, techniquement, toujours apocalyptique. Il va y rencontrer Isatis, éclaireuse à bord d’un longship sur rail, un des derniers phares de civilisation qui tente de reconstruire quelque chose, ou à tout le moins de préserver ce qui peut l’être.

Clovd se déroule dans le même monde que Freaks’ Squeele – du moins, tout le laisse à penser. Les super-héros et leur pouvoirs alimentés par la notoriété et les mass-médias, semblent avoir quasiment tous disparu.

Personnellement, j’ai un peu du mal à y croire, mais il faut aussi dire que j’ai un rapport particulier avec l’univers de Freaks’ Squeele, vu que, pour la rédaction du jeu de rôle, j’ai bricolé pas mal de trucs à ma sauce. Mais bon, entre le Freaks’ Squeele de Florent Maudoux et celui de votre serviteur, il y en a un qui pèse un peu plus lourd (je vous laisse deviner lequel; vous n’avez droit qu’à deux essais).

Et je n’oublie pas non plus qu’il s’agit ici d’un premier tome; il y a des choses qui s’expliqueront sans doute par la suite. Au reste, les pages de garde semblent indiquer que Clovd pourrait faire le lien entre la série originelle et la préquelle Funérailles.

Si on laisse de côté ces préoccupations, il y a plein de choses intéressantes dans Clovd. À commencer par un monde qui, de prime abord, pourrait être du post-apo classique, voire cliché, mais qui se démarque par quelques points plutôt intéressants. Le contexte français (toujours dans la région lyonnaise, si je ne me trompe) me rappelle un peu la trilogie de L’Autoroute sauvage, de Gilles Thomas / Julia Verlanger, mais en moins sombre.

Un des côtés amusants, c’est la survie de la pratique du jeu de rôle, notamment via Isatis, meneuse de jeu hors pair. Il y a aussi une ribambelle de références de pop-culture – comme souvent chez Florent Maudoux, mais ici elles sonnent comme un écho particulier du « monde d’avant ».

Au-delà de l’aspect anecdotique, Clovd aborde aussi la question de la sauvegarde de la connaissance. Et aussi du « monde d’après » que l’on veut reconstruire. Quelque part, dans toute cette histoire, la quête de Pretorius semble très secondaire… pour le moment en tout cas.

En conclusion… bon, soyons clair, Florent est un pote, je ne vais donc pas dire du mal de sa bédé, d’autant que je ne chronique pas – ou rarement – ce que je n’aime pas. Mais disons que Clovd m’a désarçonné, principalement pour les raisons mentionnées plus haut. Objectivement, il y a plein de bonnes choses, mais j’ai envie d’en savoir plus. Ce qui, en y repensant, est aussi une bonne chose.

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