Dernière fournée en date du Prix Mille Saisons, organisé par Le Grimoire, le recueil Tombé les voiles contient une vingtaine de nouvelles sur toute la gamme des littératures de l’imaginaire: du fantastique contemporain, du med-fan, du steampunk, de la science-fiction et pas mal de mélanges et de bizarreries somme toute assez réjouissantes.
Yirminadingrad. Une cité entre Asie et Europe, quelque part dans l’ancien Caucase soviétique, cartographiée originellement par Léo Henry et (feu) Jacques Muchielli, dont j’avais vaguement entendu parler au hasard de mes contacts et que j’ai découvert via Adar, quatrième livre de la série, offert par Laurent Kloetzer – qu’il en soit ici publiquement remercié!
Jerry Beche est le dernier homme vivant sur une Terre dévastée par une arme biologique. Un jour, alors qu’il va vérifier ses éoliennes, il remarque des traces de bottes dans la neige. Ce début de Extinction Game, de Gary Gibson, est tellement un cliché que même le protagoniste le note. La suite de ce roman, par contre, est nettement moins banale.
Dans un avenir mal défini, mais définitivement cyberpunk et déglingué, Kal vivote de petits boulots à la légalité discutable: piratage informatique, intrusion, intimidation, tout ce qui peut lui rapporter de quoi payer bouffe et médocs. Et, quand son esprit vagabonde, il « commute », se projetant dans un univers virtuel de fantasy. C’est le point de départ de Les Commutants, roman de Nicolas Alucq.
Alexandra Milael Noble, baronne par naissance et aventurière par peur de l’ennui, se retrouve à affronter les derniers avatars mécaniques de l’inventeur fou qu’elle avait tué jadis. C’est, en une phrase, le résumé de ce court roman Les Sempiternels d’Aude Reco.
Il est rare que je vous parle de magazines et si ce hors-série de Guerres & Histoire intitulé Et si… ça s’était passé autrement? a attiré mon attention, c’est parce que c’est un titre « grand public » (une des revues du groupe Science & Vie) qui parle d’uchronie.
Et si, dans un avenir proche, la Terre recevait un message extraterrestre et que ce message remettait en cause de façon fondamentale le concept de sapience et de civilisation? C’est, dans les grandes lignes, le principal de Existence, gros roman de David Brin.
Matthias, étudiant glandeur dans un avenir proche où une épidémie a tué près de la moitié de la population, trouve un jour une lettre énigmatique glissée sous sa porte. Cette lettre le lance sur la trace d’une peinture du XVe siècle, sur laquelle il reconnaît sa mère et son oncle. C’est ainsi que commence Où s’imposent les silences, d’Emmanuel Quentin.
Dans le monde de Soleil froid, la Grande Peste – une variante de la grippe aviaire – a tué près de 90% de la population. Un ancien soldat d’élite arpente les ruines du monde ancien à la recherche de réponses – et peut-être d’un espoir.
Valérian et Laureline, agents spatio-temporels, s’apprêtent à arrêter un androïde soupçonné de fraude fiscale, quand apparaissent successivement un thon quantique, des Shingouz paniqués dans un vaisseau pourri et Monsieur Albert, très fâché, dans une 4L à propulsion hyperluminique. C’est ainsi que commence Shingouzlooz Inc., le nouvel album de la collection Valérian vu par…
Un jour, Yeff, le jeune Océanien, a rencontré Clyne, qui devient sa Muse et a fait de lui un des meilleurs au Jeu de la Pensée. Jusqu’à l’arrivée de l’Incisif, qui menace l’équilibre du Jeu – et peut-être aussi de l’univers. À moins que le maedre… Vous l’aurez compris, Le Chant du Cosmos, roman de Roland C. Wagner, joue à fond sur les codes du space-opera.
Kristin Arroyo, ancienne militaire américaine impliquée dans le mouvement Occupy Wall Street, découvre par hasard des clichés inédits de Marilyn Monroe. Cette découverte ne va hélas pas passer inaperçue. Ainsi commence Manhattan Marilyn, thriller de Philippe Laguerre (a.k.a Philippe Ward).
L’utopie – pas l’uchronie ni la dystopie – est un genre peu à la mode. Ça peut se comprendre: ne dit-on pas que les gens heureux n’ont pas d’histoire? En tant qu’historien, j’aurais tendance à ricaner et, en tant qu’auteur, un peu aussi. Et ce petit recueil de nouvelles intitulé Un tremplin pour l’utopie est là pour me donner tort.
Syn est trappeur. Lui et son loup, Ack, passent le plus clair de leur temps dans les vastes étendues sauvages à chasser des robots pour leurs pièces détachées, revenant rarement vers la civilisation pour procéder à des échanges. Mais une guerre menace entre cités. C’est le point de départ de Cygnis, roman post-apo de Vincent Gessler.
Katelyn, une jeune femme qui joue les hôtesses sur un yacht de milliardaires, est la seule survivante d’une attaque biologique. La seule? Pas vraiment, l’assassin aussi s’est enfui après avoir empoisonné ses victimes: lui et Kathelyn sont des Résistants, titre du roman de Thierry Crouzet.
Aujourd’hui, je pose cette petite chronique sur Surveillance://, livre-guide de Tristan Nitot sur le pistage corporatiste et étatique des utilisateurs sur Internet (entre autre), mais c’est un bouquin que j’ai lu il y a plus d’un mois – lors de mon voyage à Paris pour la Japan Expo, pour être précis.
Psychée étant un petit peu fatiguée ces temps-ci, elle ne dessine plus beaucoup. Elle se contente juste d’écrire le troisième tome des Chants de Loss, finaliser le jeu de rôle qui en est tiré et, accessoirement, reprendre la rédaction de Héritages, son feuilleton dans l’univers d’alt-Erdorin.
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