TEMIC, le supergroupe de metal progressif formé autour de Diego Tejeida et Eric Gillette, revient pour un deuxième album avec Ceiba. Et pour le coup, il a décidé de muscler son jeu histoire de prouver que le « super » n’est pas seulement un épithète marketing.
Le concept d’un supergroupe, c’est de réunir des musiciens déjà connus pour des projets précédents.
Dans le cas de TEMIC, on y trouve donc Diego Tejeida, ancien claviériste de Haken, mais qui a également travaillé avec Devin Townsend et Mike Portnoy, et Eric Gillette, guitariste pour une palanquée d’albums de Neal Morse, mais également Simen Sandnes, batteur du groupe norvégien Shining, Miguel Pereira (Whithem, Big City) à la basse et Fredrik Klemp (Maraton, 22) au chant. Formé autour de 2023, le groupe propose un metal progressif très mélodique, à la fois technique et mélancolique.
Ceiba, concept-album sur le thème de la perte, est donc le deuxième opus du groupe. Il dure plus d’une heure et compte onze pistes, qui vont de une à dix minutes.
Quand je dis que TEMIC est à la fois technique et mélancolique, c’est quasiment sa marque de fabrique. Il se base sur un metal progressif très élaboré, avec des mélodies et des soli impressionnants, mais sur lequel se place la voix de Fredrik Klemp.
Ce dernier a un style que je qualifierais de « mélancolique », ce qui est sans doute affreusement lapidaire, mais c’est ce qu’il m’inspire. Mais autant j’ai parfois du mal avec ce que j’appelle le metal progressif mélancolique (Katatonia et consorts), autant ici cela apporte un contraste plutôt bienvenu.
Je ne vous cacherai cependant pas que je retrouve sur Ceiba quelques-uns des défauts qui m’avaient apparu dans Terror Management Theory, le premier opus du groupe. À savoir que le groupe a des influences qui sont parfois un peu encombrantes. J’ai cependant le plaisir de vous dire que ce problème est ici nettement atténué: si, ça et là, on va noter des similitudes dans les sonorités avec d’autres groupes de metal progressif, c’est beaucoup plus discret et, dans le même temps, j’ai l’impression que TEMIC a travaillé son identité propre.
Et, surtout, Ceiba est absolument blindé de mélodies imparables et de prouesses techniques. C’est un vrai feu d’artifice, qui est particulièrement impressionnant dans les compositions les plus longues – notamment l’epic final, « As Long As We Last ».
TEMIC sera donc un groupe très attendu au Ready for Prog? Festival cette année (spoiler: il y a un peu que ça) et, si vous ne pouvez pas les voir, je vous conseille fortement ce nouvel album, Ceiba. L’album est disponible sur Bandcamp.
Bonus: la vidéo de « Ashes »


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