Le monde est rempli de classiques indispensables que je ne connais pas, épisode « je suis un metaleux en carton mouillé »: aujourd’hui, Neurosis, qui sort un album au titre complètement dans l’air (chaud) du temps: An Undying Love For A Burning World.
Avec plus de quarante ans d’existence, Neurosis est un vétéran de la scène post-metal, même s’il a connu un long hiatus ces sept dernières années. Il revient donc, à la surprise quasi-générale; d’autant que cet album voit l’arrivée d’Aaron Turner, l’ancienne voix de Isis – l’autre grand nom des débuts du post-metal.
An Undying Love for a Burning World est le douzième album du groupe. Il compte huit pistes, mais qui vont de l’intro a capella de moins d’une minute à l’epic de seize minutes, avec tout de même une prédilection pour les pistes de plus de dix minutes: cinq sur les huit.
Ça va être difficile pour moi de ne pas faire un parallèle entre Neurosis et Isis. D’une part, parce que si je ne connais pas du tout les seconds, j’ai quand même pas mal poncé les premiers (et je les ai même vus en concert en 2009, ce qui ne rajeunit absolument personne). D’autre part à cause de la présence d’Aaron Turner. Forcément.
Je vais être franc: je m’attendais, sinon à mieux, du moins un truc plus dans mes cordes. Une fois encore, comme je découvre Neurosis par cet album, je ne sais pas à quel point il est représentatif de la musique du groupe, mais je le trouve quand même beaucoup plus râpeux que ce dont je me souviens d’Isis. Moins atmosphérique; moins prog, aussi.
Il y a, dans An Undying Love for a Burning World, des passages planants, mais dans l’ensemble, je trouve que c’est beaucoup plus l’agression qui domine. Et ça me parle moins. Je ne peux pas dire que je n’aime pas non plus, mais disons que si, dans ma tête, je m’attendais à trouver un Isis-bis, ce n’est pas vraiment le même cierge qui coule.
An Undying Love for a Burning World n’est pas un mauvais album et il est assez évident, à lire divers chroniqueurs, que Neurosis a réussi son retour. Mais ça ne m’aura pas parlé. Pas grave, notez: les groupes de post-metal plus à mon goût, ce n’est pas ça qui manque.
L’album est disponible sur Bandcamp.
Bonus: la non-vidéo de « First Red Rays »


Laisser un commentaire