Alors que la Fédération commence à se remettre des conséquences du Burn, la catastrophe qui a coupé la plupart des communications interstellaires pendant plus d’un siècle, les premiers cadets reviennent dans la Starfleet Academy, titre de cette nouvelle série Star Trek.
L’histoire s’attache principalement à Caleb Mir, un jeune homme au passé de délinquant, mais aux compétences certaines, qui rejoint l’Académie avec la promesse que cela va l’aider à retrouver sa mère disparue. Mais l’Académie doit aussi apprendre à cohabiter avec leurs « collègues » du War College, une institution beaucoup plus axée sur la baston, et à gérer diverses crises diplomatiques (mais pas que).
Je vais être franc: Starfleet Academy n’est pas vraiment ma série Star Trek préférée. Déjà parce que j’ai une patience assez limitée avec les histoires de lycée (thème vers lequel la série lorgne beaucoup) et aussi parce qu’elle accumule pas mal de clichés.
On y retrouve une capitaine peu conventionnelle, des jeunes gens avec tous deux ou trois fois le désavantage « Sombre Secret », des extra-terrestres qui ressemblent beaucoup trop à des humains, y compris culturellement, et quelques situations très convenues. Ça, plus un générique franchement quelconque.
Pourtant, elle a pas mal de bons côtés. Déjà, on y retrouve quelques têtes connues, au premier rang desquels le Docteur. Non, pas celui avec un tournevis sonique, mais l’hologramme qui, huit cents ans après Voyager, est toujours là. Jett Reno, l’ancienne ingénieure du Discovery, est également présente en tant qu’instructrice au franc-parler sarcastique. L’actrice Tawny Newsome (Beckett Mariner, dans Lower Decks) fait également une apparition, ainsi que Mary Wiseman, qui reprend son rôle de Sylvia Tilly dans Discovery.
En plus, la série a droit à un antagoniste de premier plan, en la personne de Nus Braka, individu particulièrement retors à la tête d’un empire criminel et qui a un lien avec la mère de Caleb. Si l’on excepte le fait qu’il s’habille chez Méchant & Fils (même au milieu d’un festival black-metal, on l’identifierait comme le méchant), il a vraiment l’air inquiétant.
Et, plus globalement, je trouve que les personnages sont bien écrits, ce qui les rend attachants (mention spéciale pour SAM, l’autre personne photonique de l’histoire). Et puis l’univers de ce XXXIIe siècle post-Burn est plutôt intéressant, montrant une résurgence compliquée après une catastrophe majeure. Disons que c’est un contexte beaucoup plus complexe, beaucoup moins « propre » que les séries plus classiques du XXe siècle.
C’est donc une série en demi-teinte, mais que je ne trouve pas mauvaise pour autant. C’est plaisant à regarder mais, pour comparer avec une autre série récente, c’est moins ouf que Strange New World. À noter que la deuxième saison, prévue pour début 2027, sera également la dernière. Ce qui est toujours un peu dommage, parce que je pense qu’il y avait du potentiel.
Bonus: la bande-annonce


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