Tout le monde connaît Star Wars; un peu tout le monde connaît aussi qu’une des inspirations de Georges Lucas fut un film japonais. Star Wars: Visions est donc une sorte de retour aux sources. Ou pas.

Le concept derrière Star Wars: Visions, c’est de laisser des studios d’animation japonais (mais pas que) s’inspirer de l’univers de Star Wars et d’y proposer des histoires courtes.

Le résultat, c’est trois saisons de neuf d’épisodes et autant de films d’animation qui s’insinuent dans les interstices de cette galaxie très lointaine et pourtant si proche (surtout quand on est un vieux geek).

Je n’ai pas encore tout vu (on est à peu près à la moitié de la troisième saison), mais je pense déjà avoir eu un bon aperçu de la série. Et cette impression peut se résumer par « sympa, mais globalement anecdotique ».

La première saison introduit le concept et on a une palanquée de studios connus, comme Trigger ou Production I.G. qui nous balance des histoires à base de Jedis et de Sith… mais aussi d’un Hutt qui veut créer un groupe de rock. Il y a aussi clairement une fascination pour les cristaux kyber, qui forment l’âme des sabres laser, ainsi que plusieurs mix avec les cultures traditionnelles japonaises.

La deuxième saison est plus intéressante, en ce qu’elle ouvre la porte à des studios d’animation venus des quatre coins du monde (Espagne, Chili, Inde, France, Afrique du Sud) et, encore plus étonnant, le studio Aardmann, connu pour Wallace & Gromit, se fend même d’une histoire de course de jeunes pilotes déglinguée à souhait! C’est peut-être la plus intéressante, au niveau des histoires, mais aussi par certains choix graphiques.

Quant à la troisième, elle reprend plusieurs histoires de la première saison et leur offre une suite. Ce qui est pas mal, parce que ça apporte une continuité à une anthologie qui, presque par définition, en manque quelque peu.

J’ai bien aimé Star Wars: Visions, mais c’est assez clairement le genre d’histoires qui ne révolutionne pas l’univers. D’autant que leur « canonisme », leur degré d’intégration dans l’univers officiel de Star Wars, est sujet à caution. Après, c’est un grand univers, il y a de la place pour ce genre d’histoires.

Bonus: la bande annonce de la première saison

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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