Mine de rien, ça fait pas loin de quinze ans que je suis la carrière d’Amorphis – et, à l’époque, le groupe n’était déjà pas des perdreaux de l’année. Cette année, le groupe finlandais revient avec un nouvel album, Borderland.

Avec plus de trente ans d’existence, Amorphis est un des vétérans de la scène finlandaise. Il a longtemps proposé un metal entre death, folk, prog et power, mais sur ce nouvel opus, ils se sont quelque peu assagis.

Déjà, au niveau du format, on est sur du turboclassique: Borderland, c’est dix pistes entre quatre et cinq minutes, un poil moins de cinquante minutes. C’est carré, y’a rien qui dépasse.

Quant à la musique, elle me laisse une impression pour le moins mitigée. J’ai l’impression que, là aussi, y’a rien qui dépasse: c’est toujours du Amorphis, mais comme aseptisé.

Alors, certes, depuis le temps que je connais le groupe, il a toujours fait évoluer sa musique en direction d’une accessibilité plus grande. Plus de mélodie, moins d’agression; il y a encore quelques vocaux saturés, mais moins qu’avant.

Disons que, sur Borderland, Amorphis semble vouloir mitiger le bouc (parce que metal) et le chou. Et, des fois, il y parvient et c’est plutôt cool. Des fois… moins.

Et c’est un peu le problème. Ce n’est pas non plus une question d’une ou plusieurs pistes, mais c’est plus général: à peu près tous les titres de l’album comportent des parties moins metal que d’autres.

Je dirais bien quelque chose comme « si ça n’était pas Amorphis, ça passerait mieux », mais en vrai, j’aurais plutôt sorti un truc du genre « c’est comme une copie d’Amorphis, mais sans le metal ».

Et malgré ça, Borderland est un album quand même cool à écouter. Le groupe a toujours un feeling incroyable pour les mélodies qui tapent juste. Et les parties les plus metal sont vraiment chouettes.

Donc, l’avis final est mitigé. Borderland, c’est du Amorphis, mais pas tout à fait. Ça n’est pas catastrophique, ça reste cool à écouter, mais j’attendais un truc plus mordant et donc, on ne va pas se mentir, je suis un peu déçu. Un peu.

Bonus: la lyric-video de « Light and Shadow »

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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