Uriah Heep fait partie de ces groupes emblématiques des seventies que je connaissais pas, ou si peu (à part la reprise de Gypsy par les potos des Erkonauts). Du coup, quand j’ai vu un CD de leur album Salisbury au marché aux puces, je l’ai pris.
Groupe britannique fondé en 1967, mais qui devient Uriah Heep en 1969, il tire son nom d’un personnage du roman David Copperfield, de Charles Dickens. Au cours de sa carrière, il a été classé rock progressif, hard-rock, classic-rock et même heavy-metal. Mais sur cet album ça reste… gentillet.
Sorti en 1971, Salisbury est le deuxième album du groupe. Il compte six pistes, dont le morceau-titre conclut l’album sur seize minutes, tandis que les autres pistes ont une taille plus raisonnable, entre quatre et cinq minutes. Au total, l’album dure trente-huit minutes. Je signale au passage que ce n’est pas la version remasterisée de 1996, mais ce qui semble être une version CD de l’édition américaine
Je n’ai pas été particulièrement impressionné par cet album, mais c’est en partie ma faute: j’en attendais beaucoup. Mais, objectivement, si je compare avec d’autres albums parus cette même année (Nursery Cryme de Genesis, Tarkus d’ELP, Fragile de Yes), j’ai l’impression de quelque chose de moins impressionnant.
En fait, j’ai même l’impression d’écouter non pas un album des années septante, mais un de la décennie précédente. Il y a des sonorités qui me font penser, par exemple, aux bandes originales de films et de série des années soixante, des éléments orchestraux et blues qui, d’une certaine façon, « adoucissent » le propos.
Pourtant, l’album commence plutôt bien avec « Bird of Prey », qui a un net côté heavy dominé par la voix suraigüe de David Byron. Suit « The Park », dans un style plus folk-blues, et « Time to Live », qui peine à décoller, et « Lady in Black », un des deux singles de l’album qui est un peu mieux, avec une narration qui flirte avec le fantastique (ou la fantasy, ce n’est pas très clair). « High Priestess » est plus remuant, mais très classique. Enfin, le morceau-titre est peut-être le plus proche d’un rock progressif symphonique et, pour moi, le plus intéressant.
Alors je comprends qu’Uriah Heep est plus probablement un groupe de hard-rock, voire de classic-rock, plutôt que de prog. Et que – pour changer – le problème est plus moi que l’album. Je pense quand même que Salisbury manque pas mal de cohésion: à écouter ces six pistes, j’ai du mal à saisir l’identité musicale du groupe. Donc, oui, c’est un album emblématique (notamment avec sa pochette), mais je ne le trouve pas très enthousiasmant.
Bonus: une lyric-video officielle, publiée pour le 50e anniversaire de la piste « Lady in Black »


21/11/2025 at 18:49
Ma préférée est Lady in Black, mais perso je préfère le cover par Fiddler’s Green…