La science-fiction, comme le fait remarquer Mélanie Fiévet en postface, c’est soit les grandes avancées technologiques, soit les grosses régressions post-apo. L’édition 2025 du Prix de l’Ailleurs a décidé de se caler entre les deux avec pour thème « Un monde low-tech », thème qui donne également son titre à l’anthologie qui regroupe les meilleurs textes.

Le Prix de l’Ailleurs, pour ceux qui l’ignore, c’est un concours de textes lancé par la Maison d’ailleurs, le musée suisse de la science-fiction. J’avais déjà chroniqué dans ces pages l’édition 2019 et si j’ai quelque peu délaissé la collection ces derniers temps, je reviens ici pour cette nouvelle fournée, dont le thème est franchement sympa.

Sans grande surprise, toutes les nouvelles de Un monde low-tech sont franchement quali. Et, cette fois-ci, nul soupçon de copinage: je ne pense pas connaître les autrices et auteurs nominés.

Je mentionnerai tout de même quelques trouvailles marquantes, comme Voyages à Eutope, de Valentine Lévy, qui prend la forme d’un travail érudit sur un texte ancien, mais néanmoins futuriste (modulo le fait que la chronologie me semble cheloue). Le lauréat, Anthony Boulanger, livre dans Cycles de vies l’histoire touchante d’une scientifique fascinée par l’espace dans un monde décroissant. Et j’ai aussi été marqué par la poésie de Cœur mécanique, signé Ginger Broglie, une histoire de… chasse au dahu.

Après, je dirais quand même que plusieurs des textes lorgnent nettement sur le post-apo, comme Le chant des grillons, de Bastien Champougny, ou Le réseau de Sébastien Lê. Il y a même un texte uchronique, Pile je gagne, face tu perds, où Robin Tecon imagine Lausanne dans une Europe soviétique.

Ce sont les textes que je mettrais personnellement le plus en avant, mais comme mentionné au début, le niveau de Un monde low-tech est globalement très bon. Et, du coup, si vous voulez lire des textes de science-fiction qui sorte un peu des créneaux habituels, je vous recommande chaudement la lecture de ce Prix de l’Ailleurs 2025.

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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