Rhapsody of Fire: Into the Legend

Rhapsody of Fire: Into the Legend

Ce qu’il y a de bien avec les groupes comme Rhapsody of Fire, c’est qu’on sait exactement à quoi s’attendre: un album comme Into The Legend va contenir du métal symphonique à grand spectacle, une sorte d’orgie musicale avec des sorciers, des barbares avec des épées en pale d’hélicoptère, des dragons, des licornes et des amazones court-vêtues chevauchant des tigres à dents de sabre. Le rêve humide de tout adolescent qui jouerait à D&D, quoi.

Dans l’absolu, je dirais bien que je ne suis pas – plus – le public-cible, mais ce serait un peu mentir. Un peu. N’empêche que, passé quelques morceaux-phares, je dois avouer qu’à l’écoute de ce nouvel album, je frôle souvent l’indifférence, sinon l’ennui. Peut-être que je fais une overdose de métal pour rôliste, mais je soupçonne que c’est aussi dû au fait que le genre tourne sérieusement en rond.

Avec onze pistes et une durée de plus de septante minutes pour la version numérique – et surtout avec certains morceaux qui dépassent les six minutes et même les seize minutes pour “Kiss of Life” – Into the Legend frise déjà l’overdose. Bon, certes, on a déjà vu plus long et plus indigeste – n’est-ce pas, Dream Theater?

Mais soyons honnête: quand on aime le métal symphonique, on ne devrait pas avoir peur du grandiose et il faut bien avouer que Rhapsody of Fire est plutôt doué dans ce genre. Avec son chanteur aux faux accents de Bruce Dickinson de la grande époque (“Winter’s Rain”) et des musiciens au taquet, le groupe assure le spectacle.

Du coup, on a pas mal de pistes qui sont très appréciables, malgré leur côté “métal symphonique 101”. Il y a de l’orchestration, des chœurs lyriques, du chant en italien et en latin, voire des parties folk (“A Voice in the Cold Wind”); la routine. Je citerai notamment le morceau-titre, ainsi que “Distant Sky”, “Winter’s Rain”, “Valley of Shadows” ou “Realms of Light”.

Into the Legend est donc un album plutôt sympathique; il ne révolutionne pas le genre ni quoi que ce soit d’autres, mais, en même temps, ce n’est pas vraiment ce à quoi on s’attend de la part de Rhapsody of Fire, non plus. Je trouve qu’il s’essouffle un peu vers la fin, mais rien de tragique non plus.

Bonus: la vidéo du morceau-titre

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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