« Lord Cochrane vs L’Ordre des Catacombes », de Gilberto Villaroel

Gilberto Villaroel nous avait prévenu, à la fin de Cochrane vs Cthulhu, LORD COCHRANE REVIENDRA. C’est chose faite avec ce deuxième tome, Lord Cochrane vs L’Ordre des Catacombes, qui commence onze ans après le précédent, à Paris.

Lord Thomas Cochrane, neuvième comte de Dundonald, est de nouveau en rupture de ban. La Grande-Bretagne le recherche, ses anciens amis et soutiens sud-américains l’ont lâché, la Grèce le demande. Mais dans l’intervalle, il est à Paris, dans l’espoir de trouver enfin une preuve irréfutable de ce dont il a été témoin en 1815, au large de la Baie des Basques.

Pour ce faire, il reprend contact avec les frères Champollion, qui auraient trouvé trace d’une preuve, sous la forme d’un appendice inédit de la Guerre des Gaules où Jules César raconterait sa visite dans l’île de R’lyeh, en compagnie de Vercingetorix. Sauf que l’Église s’en mêle.

Si vous trouvez que c’est un peu too much, vous avez sans doute raison. Sauf que les récits de Gilberto Villaroel se situent aussi bien dans la tradition du pulp napoléonien que du pastiche poulpique. Au reste, Lord Cochrane a bel et bien existé et, même en oubliant ses présentes aventures à tentacules, sa vie a un certain côté too much. Mais historique.

Si, pour cette histoire, Lord Cochrane va se retrouver surtout sur la terre ferme – voire dessous – il va néanmoins nager dans un océan d’ennuis et d’ennemis retors, à commencer par un nonce apostolique particulièrement dangereux. Il pourra cependant compter sur ses compagnons et alliés: le capitaine Eonet, les anciens marins britanniques Peck et Forrester, et bien d’autres.

Par rapport à sa première aventure, Lord Cochrane reste aussi très terre-à-terre. Peu de Monstres Indicibles, une action plus au ras du sol. Ce qui n’empêche pas un certain nombre d’explosions retentissantes et une embuscade dans et autour Notre Dame de Paris, rien que ça!

Au reste, j’ai été plutôt impressionné par le soin apporté par Gilberto Villaroel pour recréer le Paris de Charles X. Une ville plus préoccupée par une crue catastrophique de la Seine que par les futures révolutions qui viendront – encore – la secouer.

Je retiens notamment le moulin de Montparnasse, un authentique moulin désormais situé au cœur du cimetière et qui a effectivement été reconverti en guinguette à l’époque.

Mais fondamentalement, le cœur de Lord Cochrane vs L’Ordre des Catacombes, c’est l’action, l’action et l’action. Les personnages filent d’un lieu à l’autre, se battent, ourdissent des plans, volent des trucs, en font sauter d’autres et s’en sortent par les poils – et pas dans le sens de la longueur.

L’auteur a aussi un peu calmé sa sale manie de répéter les actions passées des personnages tous les trois chapitres. Il en reste un peu, mais moins et, du coup, c’est plus supportable.

Tout ceci fait de ces nouvelles aventures de Lord Cochrane un roman bien épique, qui parvient même à me faire apprécier les lovecrafteries qui s’y trouvent. Et du coup, j’attends la suite avec impatience, parce que LORD COCHRANE REVIENDRA!

Un autre avis chez Gromovar, qu’il soit mille fois remercié de m’avoir incité par sa chronique à découvrir ce roman.

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