Half-Life 2

Normalement, rien qu’à l’intitulé, j’entends déjà mes amis qui subissent Windows se gausser de ces utilisateurs de Mac qui ont juste dix ans de retard sur les jeux. N’importe quoi. D’abord, Half-Life 2 est sorti il y a six ans, pas dix. Ensuite, nous, on n’a pas eu à attendre les épisodes 1 et 2 qui forment la suite de ce jeu vidéo remarquable, alors poupougne, d’abord!

Il faut aussi préciser que Half-Life pour Mac, c’est l’histoire d’un gros ratage: le premier volet avait été annoncé pour Mac, puis annulé pour des raisons techniques qui en avait fait tiquer plus d’un. Mais bon, c’était le vingtième siècle, de l’eau a coulé sous les ponts et les utilisateurs ont pardonné. Ou sont morts d’autre chose. Et Steam est arrivé sur Mac, tel le Père Noël, avec rien moins que quatre titres majeurs inédits. Dont Half-Life 2, donc.

De façon générale, l’histoire est que des méchants extra-terrestres ont envahi la planète et que le héros, Gordon Freeman, va leur boîter la tête avec un pied de biche et aussi un arsenal un poil plus perfectionné. Half-Life 2 est donc un jeu de tir à la première personne dans univers d’anticipation dystopique constellé d’éléments fantastiques ou de science-fiction – la frontière n’est pas toujours claire et c’est un des traits qui fait l’intérêt de l’univers.

Niveau jeu, pas grand-chose à redire: les graphismes sont soignés, les batailles complexes, mais sans exagération, avec quelques énigmes physiques à résoudre, comme d’équilibrer une planche pour passer sur un niveau supérieur ou empiler des caisses pour atteindre la sortie. Le premier jeu est très long, ce n’est pas le genre de jeu que l’on torche en une soirée; les deux épisodes supplémentaires, qui forment les deux-tiers d’un triptyque, sont bien évidemment plus courts, mais occupent bien quand même.

Si je devais citer un point négatif, c’est l’interface de choix des armes, qui est complexe à gérer à la molette, comme j’en ai l’habitude: il est très facile de se retrouver avec la mauvaise arme en main. Et, suivant ce qu’il y a en face, ça peut s’avérer vite mortel – et donc frustrant. À mon avis, le gros point fort du jeu, ce sont les personnages et leurs interactions avec le héros: les attitudes et le doublage sont remarquablement vivants. Chacun a sa personnalité avec ses petits défauts, il y a de temps en temps des personnages qui font des bêtises en arrière-plan, si on y prend garde.

Pour le reste, l’univers n’a pas la richesse ni l’originalité de Bioshock, mais est très bien construit. Personnellement, comme je n’avais pas joué au premier, il y a sans doute pas mal de références qui me passent au-dessus de la tête, mais elles montrent que le monde n’est pas seulement une excuse pour casser de l’alien visqueux et fourbe. Le mélange visuel entre les ruines contemporaines, les paysages abandonnés et les éléments high-tech qui poussent par-dessus un peu comme des cancers urbains est surprenamment efficace, de même que les accessoires russo-soviétiques abandonnés ça et là. C’es très dépaysant.

Bref, joueurs qui avez un Mac, soit vous achetez Half-Life 2, soit vous l’avez déjà acheté. Il en vaut clairement la peine.

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1 réflexion au sujet de « Half-Life 2 »

  1. Tiens ton histoire de chamgement d’arme me rappelle une anecdote rigolote arrivé probablement à beaucoup dans mon MMO préféré. Tu démarre dans ta partie, rencontre ton premier mob et te dis que c’est bizarre, il met vraiment du temps “à descendre”, avant de te rendre compte que tu es en train de le taper avec ta canne à pêche, ustensile bien utile pour l’activité que tu faisais à la fin de la session précédente, mais un peu déplacé dans ce monde de brutes….

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