Je ne suis pas exactement ce que l’on pourrait appeler un fan des bouquins de guerre. Pourtant, si je vous parle de La Petite Guerre, signée Crixos, vous vous doutez bien que ce n’est pas de l’ouvrage banal, à base d’héroïsme viril, qui sent la sueur et la cordite. Bon, soyons honnête: y’en a aussi.
En ces temps où l’extrémisme est tellement tendance que, pour un peu, il passerait au Top 50, il est toujours bon de lui jeter un œil critique. D’abord, parce que c’est plus civilisé qu’un parpaing (même si je peux comprendre que le parpaing ait un effet cathartique) et, ensuite, parce que souvent, l’extrémisme est une forme de vampire qui se complaît dans l’ombre et auquel la lumière nuit. Tout ceci pour vous dire que j’ai donc acheté ce nouvel hors-série de Charlie-hebdo, intitulé Le Front national expliqué à mon père.
Neil Jomunsi est un peu fou, je crois. Preuve en est son Projet Bradbury, pari d’écriture qui consiste a écrire chaque semaine, pendant un an, une nouvelle et la publier au format numérique. J’aime bien les projets un peu dingues de ce genre et j’aime bien Neil Jomunsi, donc j’ai souscrit.
En cette année anniversaire, la lecture d’un ouvrage sur l’histoire de Donjons & Dragons s’imposait: c’est chose faite avec Of Dice and Men, du journaliste américain David Ewalt, qui prouve une fois de plus que le jeu de rôles mène à tout (y compris à travailler pour Forbes), même sans avoir forcément à en sortir.
Cet hors-série de Charlie-Hebdo, intitulé La laïcité, c’est par où?, date un peu, puisqu’il est sorti en septembre 2013 – avant donc À bas la pub!, que j’avais chroniqué précédemment. Je l’ai trouvé cependant plus pertinent que ce dernier, peut-être parce qu’en ces temps où les fous de Dieu battent le pavé pour faire régresser les droits acquis, il est plus d’actualité.
Pour un jeune officier frais émoulu de l’Académie spatiale comme Andy Dahl, recevoir un poste à bord de l’Intrepid, vaisseau-amiral de l’Union universelle des planètes, est un rêve. Sauf qu’il s’agit d’un poste où le risque de mourir de façon spectaculaire est remarquablement élevé. Bienvenue dans le monde de Redshirts, roman de science-fiction signé John Scalzi!
Avec ce huitième tome de sa série de superhéro(ïne)s décalée et érotique *Empowered*, Adam Warren continue à développer son univers particulier, reprenant les codes des superhéros à sa sauce, faite de post-modernisme, de réflexions transhumanistes et de jeux à base d’uniformes idiots et de cordes à nœuds (oui, ce modèle aussi).
*_Le T’Sank_*, premier tome du « Cycle d’Alamänder » signé Alexis Flamand, m’a chaudement été recommandé par un mien ami du nom de Dimitri Pawlowski (on se croise genre deux fois l’an, en conventions). Le fait qu’il travaille aux Éditions de l’Homme Sans Nom, qui publie ledit cycle, n’est sans doute pas un hasard total.
Aujourd’hui, j’avais une autre idée de billet (qui viendra vendredi prochain), mais est apparu sur mon radar un article assez ancien, intitulé L’humour est une arme, publié sur le fort bien nommé blog L’égalistarisme c’est pas ce que vous croyez! (c’est vachement mieux).
Depuis quelques temps, au détour d’une discussion sur un autre forum uchroniques (celui de 1940, la France continue), je me suis mis à suivre le forum anglophone Alternate History, qui compte une belle brochette de cinglés de talents et, du coup, une impressionnante collection d’histoires alternatives.
Si je devais résumer Overclocked, recueil de nouvelles de science-fiction signé Cory Doctorow, je dirais qu’il y a du bon et du moins bon. Comme souvent avec cet auteur, en fait. Disons plus simplement qu’aucune des six nouvelles ne m’a laissé une impression impérissable – à part peut-être « When Sysadmins Ruled The Earth », qui m’a causé un bout d’insomnie, mais seulement parce qu’il y atomise Genève et tue des chats.
Normal n’est plus la norme, la masse n’est plus si massive: tels sont les deux points saillants de We Are All Weird, court manifeste signé Seth Godin, qui observe notre société contemporaine (le livre est paru en 2011) sous l’angle du normal et du bizarre.
This Is How You Die est le second tome de Machine of Death, l’anthologie sur les machines qui prédisent la façon dont les gens vont mourir. Et si le premier était sympathique par ses prémisses et servait à poser l’ambiance, celui-ci se lance plein pot dans le délire.
Deuxième court roman de Roland C. Wagner, Le Serpent d’Angoisse est très différent de Cette crédille qui nous ronge, que j’avais précédemment chroniqué ici. En lieu et place d’une sorte de planet-opera un peu déglingué aux allures de campagne québecoise, on a ici une histoire aux relents de cyberpunk dans des États-Unis puritains et ségrégationnistes au bord de la guerre civile.
Le quinzième tome de la collection de bande dessinée uchronique Jour J, intitulé La Secte de Nazareth pose une question intéressante et controversée: que se serait-il passé si Ponce-Pilate avait décidé de gracier Jésus? Le défaut est qu’à mon avis, la réponse n’est pas à la hauteur de la question.
Je commence à devenir prévisible. L’âge, sans doute. Toujours est-il que c’est sur la suggestion de Benoît Felten (hébergé sur le site des Hu-Mu) que j’ai découvert Les Incidents de la Nuit, de David B., une bande dessinée onirique qui se déroule dans un Paris que n’aurait pas renié Jacques Yonnet.
Je n’aurais sans doute jamais acheté ce Petit manuel de survie à l’intention d’un socialiste dans un dîner avec des gens de gauche, signé Bruno Gaccio, si son camarade de parti Frédric Toutain (du blog Un jour une idée) n’en avait pas fait récemment l’article.
Ariel Blum est un créateur de jeux vidéos. Entendez par là qu’il travaille pour une firme brésilienne qui publie un jeu à base de poneys et de princesses pour un public de petites filles. Entendez par là qu’il déteste son boulot. C’est alors que les extra-terrestres débarquent et que commence Constellation Games, roman déjanté de Leonard Richardson.
Je ne voudrais pas faire mon Vieukon, mais de mon temps, les Français – les Gilles Thomas/Julia Verlanger, P.J. Herault et autres G. Morris – savaient y faire en matière de post-apo. Le genre est un peu tombé de mode avec la fin de la Guerre froide, mais Les étoiles s’en balancent, de Laurent Whale, renoue avec cette tradition de fort belle manière.
Dans la série des suites casse-gueule, Homeland, de Cory Doctorow, est la suite de l’excellent Little Brother, un roman jeune adulte dans une Amérique contemporaine douloureusement similaire à notre époque, mais où un attentat terroriste a précipité la ville de San Francisco dans un état de surveillance presque totale.
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