Elfquest en numérique

La nouvelle est passée sur BoingBoing, je peux donc difficilement prétendre encore l’ignorer: les créateurs d’Elfquest, Wendy et Richard Pini, ont décidé de numériser tous les numéros d’Elfquest parus à ce jour et de les mettre à disposition, en ligne et gratos, d’ici la fin 2008. Dire que cette série a été pour moi une influence …

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“Fables”: belles fées gore

Bon, j’admets que le titre est juste une excuse pour faire un jeu de mot foireux qui me trottait dans la tête depuis un moment. Jeu de mots néanmoins plus ou moins en rapport avec le sujet, car Fables, de Bill Willingham, est une série américaine en bandes dessinées, qui raconte l’exil de créatures du monde des contes de fées dans notre univers à nous.

Et, même si on y croise Boucle d’Or, Blanche-Neige, le Prince Charmant et le Grand Méchant Loup, ce n’est pas exactement du Disney: ça flingue à tout va, ça baise aussi pas mal, merci pour eux, ça grenouille beaucoup (surtout un certain prince) et, surtout, ça se prépare à une guerre face à un Adversaire inconnu, qui a pris le contrôle des terres féériques.

Je viens de finir les neuf volumes reliés qui existent à ce jour en anglais et c’est du tout bon. Il y a un vrai travail sur les personnages et leur insertion d’un monde de contes de fées vers un monde contemporain, qui va au-delà de la simple caricature. Loin des histoires manichéennes de papa Walt (et probablement plus proches des histoires originelles), tout le monde y est un peu gris, mais sans être terne. L’histoire est également au niveau et c’est un vrai régal.

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Yann et Conrad, les héros de mon enfance

Quand j’étais petit, je lisais Spirou. À vrai dire, j’ai continué à lire Spirou pendant très longtemps; j’ai, chez moi, un gros coffre en bois qui contient plusieurs centaines de numéros de l’hebdomadaire, depuis (en gros) le 1770 jusque vers le 2350. Si j’ai arrêté de lire Spirou, c’est à cause de Yann et Conrad.

OK, ce que je viens de dire est en fait très malhonnête: j’ai surtout arrêté de lire Spirou parce qu’il n’y avait plus Yann et Conrad! Ces deux zigotos, apparus quelques années auparavant, avaient apporté un grain de folie quasiment punk dans les pages de l’hebdomadaire — à une période qui correspondait exactement avec ma crise d’adolescence; surprise…

On connaît aujourd’hui Yann et Conrad surtout pour leur série “Les Innommables”; on sait moins qu’elle a débuté dans Spirou, sous le titre “Matricule Triple Zéro”. Un monument: en fait, elle commence sous le titre “Chuck Willis”, une sorte de clone du Buck Danny des années 40, militaire américain à la mâchoire carrée… qui se fait dégager dès la deuxième case de la série, pour laisser la place aux trois tarés que l’on connaît. Ce premier album est un chef d’oeuvre d’humour burlesque; la première incarnation de “Shukumei” également (pas celle parue en album); après, la série devient plus trash, plus sérieuse aussi, nettement moins drôle à mon goût.

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Iron Man: Hypervelocity

En général, je n’aime pas les comics de superhéros, à de rares exceptions près (Watchmen, The Authority et quelques autres). J’ai pourtant ramassé Iron Man: Hypervelocity et, soyons clair: ça déchiquete! C’est le nom d’Adam Warren (Dirty Pair, Grunge: The Movie, etc.), au scénario et au découpage, qui m’a attiré et… la vache!

L’histoire, qui peut paraître anecdotique face au déferlement de combats à haute vitesse et d’armes de destruction massive, est néanmoins bien tordue: à la suite d’une attaque sur son labo, le nouveau prototype d’armure d’Iron Man s’enfuit toute seule, avec une partie de la personnalité de son créateur, Tony Stark. On a donc une armure vide, qui contient une persona artificielle incomplète et, qui plus est, est attaquée de l’intérieur par un virus qui prend les traits d’un fantasme masculin.

Le titre ne ment pas: ça va à Mach beaucoup, avec tous les fétichismes habituels de Warren: ultratechnologie militaire, transhumanisme et intelligences artificielles, gros logos lumineux, créatures hypersexuées, bagarres survitaminées et humour décalé à base de références geek et pop-culture. En plus, non content d’être une course-poursuite spectaculaire, l’histoire reste lisible. Adam Warren maîtrise clairement son sujet.

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Blog bédé, blog francé

Je ne sais pas à quel point c’est une tradition, mais je viens de m’apercevoir qu’hormis ceux de mes potes, les seuls blogs en français que je suis sont des blogs bédé. En général, ça donne des choses plutôt décalées, qui mélangent allègrement rêve et … (Article incomplet, en attente de reconstitution)

Nextwave

Je demande ici-même, solennellement, que Warren Ellis soit enfermé immédiatement dans un institut psychiatrique spécialisé dans les cas désespérés (auteurs de jeu de rôle, fans de Microsoft et autres) ou alors élu président à vie de l’univers. Ou les deux.

La raison de ma demande tient en un mot: Nextwave.

En un mot, c’est de l’essence de comics de superhéros: des héros complètement déjantés, des ennemis absurdes, des situations invraisemblables et des combats qui partent dans tous les sens. L’histoire: un groupe de superhéros au service d’une organisation antiterroriste découvrent que cette dernière est financée en sous-main par une cellule terroriste — et que leur hiérarchie s’en tape. Du coup, ils reprennent leur indépendance et partent tabasser des lézards géants en slip mauve, des hommes-broccolis et des koalas tueurs.

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Harry Dickson : une étude en pulp

Profitant de presque un mois de repos forcé, je me suis relu, à la suite, tout ce que j’avais en Harry Dickson, à savoir les huit tomes de la bande dessinée de Christian Vanderhaeghe (scénario) et Pascal J. Zanon (dessin), aux éditions Dargaud, et la dizaine de livres de la collection Librio, qui contiennent chacun deux histoires.

Questionable Content: un webcomic qui mord!

Je me plais à penser que, dans quelques décennies, les historiens et les anthropologues qui essayeront de décrypter l’esprit de notre début de 21e siècle auront une masse de sources émanant de la culture populaire. Parmi eux — en admettant qu’Internet ne se volatilise pas d’ici là, suite à un bradage mercantile ou à la dernière version de Windows (ce qui, pratiquement, revient un peu au même) — des webcomics tels que Questionable Content.

QC est un webcomic dans la veine de Something Positive: explorant la vie et les amours (enfin, principalement les histoires de cul) de post-adolescents américains. On y trouve la goth décomplexée, l’ex-goth à la culture générale d’huître morte, la fille qui se trouve un peu trop grosse et qui boxe tout le monde, la blonde maniaque (à vrai dire, à peu près tout le monde a des problèmes psychologiques majeurs, dans cette histoire). Ajoutez au mélange un pauvre type, qui se retrouve au milieu d’une figure amoureuse non-euclidienne (il déclarera même, à un moment, avoir l’impression de se retrouver dans un épisode de Tenchi Muyo), ainsi qu’un ordinateur anthropomorphe irresponsable et quelque peu psychotique.

La grande force de QC n’est pas forcément son dessin — qui, soyons honnête, est au début franchement hideux. Elle tient plus dans la caractérisation des personnages et, surtout, dans des dialogues percutants, avec des vrais morceaux de sarcasme de rock indépendant dedans (ces derniers faisant quand même figure de private jokes pour initiés). J’apprécie particulièrement les lois de la mécanique fétichiste quantique, qui affirment que, si vous avez l’idée d’une perversion sexuelle, aussi absurde soit-elle, quelqu’un y a déjà pensé avant vous et il y a de bonnes chances qu’il existe déjà un site Internet sur le sujet.

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Elfquest: The Discovery

Elfquest: The Discovery

Je connais quelqu’un qui va faire des petits bonds partout quand il va lire cela: oui, il y a un nouvel Elfquest qui est sorti: The Discovery.

Pour ceux qui ne connaissent pas et qui devraient aller s’enterrer de honte, Elfquest est une bande dessinée américaine avec des Elfes.
Bon, rien que ça devrait faire fuir une bonne dose des enquiquineurs.

Et donc, ce Discovery, ça parle de quoi? En gros et en très résumé, de deux tribus qui se rencontrent et des problèmes que ça occasionne. On ne va pas rentrer dans les détails: des enfants nous lisent peut-être.

Le bon côté, c’est que c’est un nouvel Elfquest — et que même si le précédent ne date pas de si longtemps que ça, ça fait quand même plaisir à voir. Ce d’autant plus que Wendy Pini dessine toujours aussi bien et que, pour une fois, la production n’est pas desservie par du papier qui semble avoir déjà été utilisé plusieurs fois pour des motifs peu ragoûtants.

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Bag of Tricks: Spiderman vs. Shelob

So there was a porcupine tree, frogs and princes, adventurers in Middle-Earth, Nazi Uebersoldaten and some nerd in a red and blue costume. Oh, and Mister Garibaldi, too.

Quite a packed week-end, I tell you!

Last week-end, I bought Stars Die, the latest from Porcupine Tree. “Latest” may not be the best way to describe it, as it’s a compilation of their early efforts. I don’t know how it compares to what they do now, as it’s the first Porcupine disc I get, but I kinda like it. Porcupine Tree can be labeled as progressive rock, the kind of music you never hear all the time on the Radio. The two-disc set packs a weird cross between early Peter Gabriel, Pink Floyd and Ozric Tentacles. Mostly instrumental, with some pieces over ten minutes. Gotta find some more!

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