UDC: officiellement stupide

Bon, au moins, comme ça, c’est clair. La dernière affiche électorale de l’UDC, qui montre des moutons blancs sur un drapeau suisse expulsant à coup de ruade un mouton noir, a le mérite d’exposer clairement les thèmes chers à ce parti: Le fantasme d’une Suisse ethniquement pure et L’idée que les électeurs sont des moutons. …

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Grâce à l’UDC, luttons contre les idées qui puent

Hier, la fort sympathique Union démocratique du centre (qui n’est pas une union, qui est modérément démocratique et à peu près aussi au centre que l’aile droite de l’UMP) a fait parvenir à tous les ménages un zouli prospectus en couleur. Le prospectus en question est le lancement d’une pétition visant à renvoyer systématiquement les “requérants d’asiles criminels” hors de Suisse.

Je ne m’étendrai pas sur tout ce qu’une telle initiative a de puant – à commencer par le principe de la double peine et de la peine automatique. Après tout, on parle ici de l’UDC et de ses fantasmes habituels. Le point beaucoup plus amusant, c’est qu’elle nous a gentiment donné ici un très bon moyen pour lui exprimer clairement ce que nous inspirent ses idées.

Le prospectus en question inclut une partie qui peut être renvoyée, en port payé, à l’organisation. C’est la partie “récolte de signature”. Je ne vais donc pas me prier pour le faire — mais sans la moindre signature dessus. Non seulement ça signifie zéro signature, mais également un envoi aux frais du parti; ce n’est peut-être que 70 ou 80 centimes, mais j’invite toutes les personnes que ce genre d’initiative xénophobe rebutent de faire de même. Ce n’est pas mon idée, mais je l’approuve!

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Photosynth, la réalité virtuelle collective

Photosynth

Ce n’est pas excessivement nouveau, mais je viens de voir la démo d’une technologie en cours de développement chez Microsoft (oui, ça veut dire que Microsoft fait du développement; moi aussi, ça m’a surpris). Ça s’appelle Photosynth et l’idée est d’utiliser des photos placées sur des sites publics, comme Flickr, pour recréer en 3D des monuments ou des paysages.

1940: La France continue

Ça fait plaisir que je ne suis pas le seul à m’intéresser à des uchronies autour de la Seconde Guerre mondiale! Cela dit, là, je crois que je suis tombé sur une grosse bande de furieux: plusieurs groupes de chercheurs et d’étudiants en stratégie se sont lancés dans une simulation de ce qu’aurait été la …

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La mystique de l’abus

Et c’est reparti pour le cirque! Vote, dans trois semaines, sur la révision de l’assurance invalidité (AI) et voilà l’UDC qui repart sur son couplet de “halte aux abus”. Ça devient fatiguant.

La tactique est au demeurant assez simple: soit une prestation offerte par l’État à des personnes dans le besoin (au sens large: dans le cas présent, c’est d’invalidité qu’il s’agit, mais ça peut également être le chômage, l’asile, l’éducation, etc.). On déclare haut et fort qu’il y a des gens malhonnêtes qui abusent du système et vivent au frais du contribuable (l’idée est aussi de dire que l’État gaspille l’argent de l’électeur, tant qu’à faire) et qu’il faut faire le ménage.

Admettons. Je ne sais pas pour vous, mais moi, dans ce cas, je renforce les contrôles en m’appuyant sur les textes existants. Oui, sauf que le but n’est pas réellement de lutter contre l’abus, mais de casser un système de solidarité qui déplaît foncièrement aux initiants.

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“Traité de savoir-survivre par temps obscurs”, de Philippe Val

J’aime beaucoup Philippe Val. Pour ceux qui ne connaissent pas — et qui, au vu du barouf médiatique de ces jours, vivent sans doute sous un caillou très bien isolé –, il est directeur de Charlie-Hebdo. À côté des dessins pipi-caca qui tapent, en vrac, sur la droite, les cons et les intégristes de tous poils, Charlie compte un nombre inquiétant d’éditorialistes de grand talent; Philippe Val est de ceux-là. J’ai toujours beaucoup de plaisir à lire ses éditos et, lorsque j’ai appris la sortie de son Traité de savoir-survivre par temps obscurs (Grasset, 240 p.), j’ai filé l’acheter.

Je m’attendais à y trouver quelques chroniques, à l’image de ses articles; j’ai été déçu. En bien. Ce Traité (qui me réconcilie quelque peu avec les traités, après ma précédente expérience) est à mi-chemin entre le pamphlet politique et l’ouvrage de philosophie bien costaud, le modèle pour barbus.

Il part sur la thèse que toute l’histoire de l’humanité repose sur une constante lutte entre “l’espèce”, qui représente les lois naturelles (l’instinct de survie, de reproduction, de sélection, de mort) et la culture ou la civilisation, qui tentent de donner un sens à la vie des hommes. Ce n’est pas très compliqué (à vrai dire, un des reproches que je ferais à cette théorie est qu’elle est justement trop simple, mais bon…) au départ, mais ça implique pas mal de mécanismes complexes, que l’auteur décortique à travers un certain nombre de ses auteurs fétiches: les Épicuriens, Spinoza, Freud.

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On est dans l’avion, on est dans l’avion…

L’équipe de Suisse de football vient de se faire kick-ban du Mondial de foot. Youpi! Maintenant, si les équipes de France, d’Italie, du Portugal, d’Espagne et du Brésil pouvait subir le même sort, ce serait bien. Si les Allemands pouvait faire pareil, ce serait mieux. Une finale Ghana-Suède, ce serait le bonheur! Pff, vivement que …

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“Le long dix-neuvième siècle”, d’Eric Hobsbawm

La lecture de cet hiver a été pour moi la “trilogie”, dite du “long dix-neuvième siècle”, par Eric J. Hobsbawm: The Age of Revolution, The Age of Capital et The Age of Empire. Ce n’est pas de la fiction, mais de vrais bouquins d’histoire bien carrés, un panorama synthétique de la période 1789-1914.

J’avais déjà lu, de cet auteur, son histoire du “court vingtième siècle”, intitulé L’Âge des Extrêmes; cette trilogie la précède (comme il se doit) et on y retrouve pas mal des traits communs de Hobsbawm: beaucoup de statistiques, pas mal de citations (souvent assez obscures, mais qui posent bien l’ambiance), un langage pas forcément évident, mais très agréable à lire et pas dénué d’humour (so British…). On notera aussi que l’auteur se définit volontiers comme un historien marxiste, il ne faut donc pas trop s’étonner des quelques élans de sympathie gauchiste qu’on y trouvera.

Mais, à mon avis, tout ça n’enlève rien à la valeur des ouvrages, qui couvrent la période de la façon la plus globale possible, touchant à toutes les facettes de la période: économie, politique, social, idées, arts. C’est là sa grande force.

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Jargons

Jeu de mots, jeu de vélo; après avoir parlé du second, je me permets de glisser quelques phrases et une poignée de liens sur le premier.

Jouer sur les mots est un de mes plus grands plaisirs. J’en blâme San-Antonio, dont la lecture assidue dans mes (très) vertes années a sans doute marqué à jamais ma perception de l’écriture (San-Antonio, Michel Audiard et Douglas Adams sont mes trois références principales).

Voici donc quelques sites qui, eux aussi, s’amusent à jouer avec et sur les mots.

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Bag of Tricks: Of Gods and Men

You see, I had this weird dream (is there any other kind of dreams, by the way?) about going back to my old high school and talking with a priest about my religious convictions (or, arguably, the lack thereof).

The short of it is, I believe there is a god, of sorts, I don’t belong to any religion, but I share many beliefs with a few of them.

Before going any further, there is probably some need for definitions, just so that you know how I see things.

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