Deux ans après le premier tome d’Apogée et l’attaque des Ouröbörös sur le Complexe, la guerre se poursuit et est mal engagée pour ces derniers. Mais un répit pourrait bien venir d’un Terrien, un ancien légionnaire intégré dans les troupes du Complexe.

J’avais conclu ma chronique du premier tome en émettant des réserves. Même si je ne suis pas entièrement convaincu par celui-ci, intitulé La Forge de Näcärä, je dois avouer qu’il a des qualités qui auraient tendance à remporte mon adhésion.

Si j’ai toujours du mal avec certaines conventions de nommage des lieux et des personnages (la planète des insectes qui s’appelle « Coleö », sérieux…) et d’autres approches visuelles et narratives, qui mettent en porte à faux des cultures extra-terrestres et des éléments somme toutes très terriens, ce deuxième tome a des qualités notables.

Déjà le fait de présenter une guerre interstellaire non seulement sous ses côtés militaires, mais aussi logistiques, politiques et économiques. Le Complexe n’est pas unanime face à l’attaque ouröbörös et plusieurs dirigeants pensent qu’une mauvaise paix profitable vaut mieux qu’une guerre juste, mais très coûteuse. Et leurs adversaires ne sont pas non plus unis, comme le prouve Dame Eliz, une Ouröbörös dissidente.

(Le tout n’est pas sans rappeler l’actuelle agression russe en Ukraine, surtout en ces temps de commémoration des cinq ans du début de la guerre.)

Et puis les scènes de combats et, plus généralement, les dessins – signés Emem, sur la base d’un design de Fred Blanchard – en jettent et renforcent le scénario de Fred Duval. Ensuite, on en apprend un peu plus sur la présence de Marcus, le légionnaire romain. Et enfin, si ce deuxième tome se termine sur une impression de calme, il semble être de celui qui précède les tempêtes.

Je reste méfiant – la série précédente, Renaissance, avait un peu foiré son atterrissage – mais j’ai un à priori plutôt positif sur Apogée, sur la base de ce deuxième tome. Le troisième devrait conclure la série (à moins qu’il n’y ait aussi un second cycle).

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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