AIDS 2008 Mexico

Comme mentionné dans le précédent billet, me voici à Mexico pour la XVIIe conférence internationale sur le Sida. Je ne vous cacherai pas que c’est grand.

D’une part, Mexico, c’est grand. C’est bien simple, c’est une des plus grandes villes du monde, avec Tokyo, Sao Paolo et sans doute Lagos et Le Caire. Il y a quand même une rue qui fait 40 km de long. Ce n’est pas forcément ce qui frappe le plus, en fait. À vrai dire, entre l’altitude, la pollution, l’atterrissage en rasant les gratte-ciels, le trafic automobile en général et les taxis Coccinelle en particulier, les immeubles penchés et le mélange culturel entre Amérique du nord, Espagne et peuples indigènes, c’est un petit peu difficile de dégager ce qui frappe le plus.

La conférence aussi, c’est grand ! Il faut imaginer, pour les Genevois, un événement qui squatterait tout Palexpo, plus un bout de l’aéroport. Un peu comme l’Euro, mais mieux organisé et nettement moins casse-bonbons. En se baladant sur le périmètre, c’est toujours amusant de voir le contraste entre les stands des grosses compagnies pharmaceutiques, qui à eux seuls doivent coûter le budget prévention d’un petit pays d’Afrique, et ceux des organisations gouvernementales ou pas, qui tiennent littéralement avec des bouts de ficelle.

Bien évidemment, il y a des gens partout. Genre, à peu près 30 000. On a des zoulis badges avec des code-barre, pour plus de sécurité – sauf ceux qui se le font voler. Ils ont des codes de couleur : j’ai déjà vu orange pour le délégué de base, bleu pour les orateurs, rouge pour les exposants, violet pour les médias et vert pour le personnel. J’ai un badge violet, qui est très pratique pour aller fouiner un peu partout.

Oui, parce qu’officiellement, je fais partie des médias. D’ailleurs, j’écris ce billet depuis le centre médias de la conférence ; la grande classe, non? Bon, dans mon cas, ça implique être sur le pont à huit heures du matin pour le briefing, glander massivement jusque vers la fin de l’après-midi, moment auquel les textes et les photos commencent à arriver, puis foncer pour mettre en page la feuille d’information avant huit heures, pour l’envoyer chez l’imprimeur. Autant dire que c’est la théorie et qu’elle fait rire tout le monde. En pratique, je rentre à l’hôtel plutôt vers minuit et, si j’ai de la chance, j’arrive à prendre une douche avant de m’effondrer.

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