Planetary: Spacetime Archaeology

L’attente pour ce quatrième et dernier volume de la série Planetary, intitulé “Spacetime Archaeology”, a été doublement longue. D’abord parce qu’il a fallu cinq ans au duo Warren Ellis (scénario) et John Cassaday (dessins) pour le finaliser et parce que j’ai dû ensuite attendre presque un an pour avoir la version en couverture souple qui correspond au reste de ma collection.

Je ne regrette rien. À mes yeux, Planetary est une des meilleures séries qui soit, principalement parce que son histoire de chasseurs de mystères et de héros pulp appuye sur à peu près tous mes boutons: histoire secrète, histoire cachée, multivers, ainsi que parce que Warren Ellis, biatches! Et puis John Cassaday, aussi, parce que son style est vraiment très, mais alors très chouette.

Bon, ce n’est pas tout à fait vrai: j’ai quand même un peu l’impression qu’il est temps que cette histoire se termine, pas tant parce que ça fait longtemps, mais surtout parce que je la soupçonne de commencer à montrer des signes du problème principal des histoires avec des super-pouvoirs: la course aux armements.

En clair, plus l’histoire avance, plus les niveaux de puissance moyens augmentent jusqu’à atteindre des degrés inimaginables. Et cette fin de Planetary me rappelle par certains côtés les débuts de The Authority, jusqu’à la mort de Jenny Sparks. En soi, ce n’est pas un mal, sauf que ce n’est pas vraiment le même genre. C’est d’ailleurs amusant de voir qu’il y a des parallèles entre les deux univers, un peu comme si celui de Planetary était un monde parallèle de celui de The Authority.

Cela dit, ce sont des remarques mineures par rapport au pur génie de l’ensemble, d’un monde qui considère que tous les héros pulps et/ou les superhéros ont existé – ou ont pu exister. Ainsi, cet épisode remonte aux origines du Lone Ranger, icone de la culture américaine et le relie au Shadow (ou, à tout le moins, à une version parallèle, mais identifiable de ce dernier, copyrights obligent). On découvre aussi les origines du Drummer, l’ur-geek qui peut directement lire les flux d’information (“Worst rescue ever”) et qui prend enfin une vraie dimension dans ce dernier volume.

Si vous hésitiez encore, la fin de la série devrait vous inciter à lire d’un trait les quatre volumes. C’est touffu, massif, intelligent et ça donne envie de jouer en pulp. Tiens, au passage, je vois sur la page Wikipédia française un parallèle amusant: il semble que le nom Planetary, qui désigne également dans la bande dessinée une série de guides, soit inspiré de la revue française Planète, créée par Louis Pauwels et Jacques Bergier, à qui on doit Le Matin des Magiciens. Une référence!

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