Il y a une raison pour laquelle on parle souvent de « prog symphonique » pour désigner le rock progressif des années héroïques (ou dinosauriennes). Et c’est cette raison qu’illustre la soirée Prog-Rock: A Fanfare for the Common Man, qui a eu lieu au Royal Albert Hall de Londres, le 18 juillet, dans le cadre du BBC Proms 2026.
BBC Proms (prom pour promenade concert, car initialement en plein air), c’est un festival de musique classique qui, de temps en temps, part explorer d’autres styles. Et, dans le cas présent, le rock progressif, avec un net accent mis sur ses origines britanniques.
Pendant deux heures, le grand orchestre de la BBC va revisiter plus d’une vingtaine de titres. La plupart sont de grands noms de l’époque: Yes, ELP, King Crimson, Genesis, Mike Oldfield. Mais il y a aussi quelques choix étonnants ou moins connus, comme Frank Zappa, Supertramp, Focus, ou le groupe ghanéen Osibisa.
ELP et King Crimson ont particulièrement été mis à l’honneur, avec trois titres chacun et, dans le premier cas, la présence de Carl Palmer lui-même (dernier survivant d’ELP) derrière les fûts, ainsi que celle de Peter Hammil pour le titre « Refugees » de Van der Graaf Generator.
Ça, c’est la bonne nouvelle. La mauvaise, ceux qui ont suivi mon livestream de la semaine passée le savent déjà, c’est que la vidéo que j’avais vue le matin même n’était pas officielle du tout. Au point qu’elle n’a pas survécu à la journée. Le concert est disponible sur le service iPlayer de la BBC – donc inaccessible en dehors du Royaume-uni (sauf VPN ou autre astuce du genre).
C’est dommage, parce que le concert était vraiment impressionnant, avec des passages de pure magie. Je ne suis pas super client des réinterprétations symphoniques, mais plusieurs d’entre elles étaient de toute beauté, comme l’extrait de « Tubular Bells pt. I », « And You and I », « Entangled » (un morceau assez peu connu de Genesis que j’aime beaucoup) ou « Crime of the Century ». Je regretterais peut-être que la sélection se soit majoritairement concentrée sur le rock progressif des seventies (avec quelques jours des sixties).
Si vous avez l’occasion de tomber dessus, d’une manière ou d’une autre (kofkoftipiakof), n’hésitez pas à lui consacrer une écoute. Et merci à l’ami Ben pour le lien original.
Photo: Royal Albert Hall, Fernando Losada Rodríguez via Wikimedia Commons (CC-BY-SA).


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