Il y a longtemps, quand les dinosaures vivaient dans la prairie et que le post-rock dominait mes écoutes, Long Distance Calling était venu pour apporter un peu de nouveauté dans le genre. Ils sortent aujourd’hui The Phantom Void; vont-il confirmer leur place d’innovateurs?
Long Distance Calling est une formation allemande qui fête cette année ses vingt ans. Au départ classée post-rock instrumental, avec des solides influences cinématiques, elle a depuis exploré d’autres styles: prog, metal et électro.
The Phantom Void est le neuvième album studio du groupe. Il dure un peu plus de trois quarts d’heure et compte sept pistes entre six et huit minutes, sauf la première (qui dure un poil moins de quatre minutes).
Je vais tout de suite répondre à ma question du premier paragraphe: non. Sur cet opus, Long Distance Calling ne révolutionne pas grand-chose et, pour tout dire, il ne m’a pas laissé une forte impression. Ou alors une forte impression de déjà-vu. Ou de déjà-entendu.
Entendons-nous bien: le groupe a toujours un flair remarquable pour les compositions cinématiques, les bandes-sons pour films qui n’existent pas. The Phantom Void nous plonge assez rapidement dans une ambiance inquiétante, avec un album dont les thèmes sont la santé mentale et les rêves de fièvres qui tournent en boucle. Ce genre de chose.
Sauf que j’ai l’impression que c’est un peu Long Distance Calling qui tourne en boucle. The Phantom Void est dans la continuité du précédent, Eraser, qui m’avait déjà laissé un sentiment de prévisible, loin des expérimentations passées. Alors certes, il y a des très chouettes passages, mais le tout reste très classique.
J’hésite à parler de « déception », parce que même en roue libre, Long Distance Calling est quand même capable de faire quelque chose de plutôt chouette, mais disons que j’attendais mieux de The Phantom Void. Donc, ouais, un peu déçu quand même.
Bonus: la vidéo du morceau-titre


Laisser un commentaire